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Tunisie. Une thèse universitaire pour démontrer que la Terre est plate

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Dans les milieux universitaires tunisiens, c’est la stupeur et la colère. L’université de Sfax, en Tunisie, aurait laissé une étudiante travailler sur une thèse en géologie prouvant que la Terre est plate. Et elle travaillerait sur le sujet depuis 5 ans.

Une doctorante en géologie de l’université tunisienne de Sfax a choisi de faire sa thèse en allant à l’encontre des fondements de la science moderne, avec une thèse sur « Le modèle plate-géocentrique de la terre arguments et impact sur les études climato / paléoclimatiques ».

L’étudiante chercherait à démontrer dans son étude que la Terre « est plate, fine, fixe et située au centre de l’univers ».

Des étoiles pour lapider les diables


Des extraits de la thèse sont cités par Jeune Afrique et montrent l’esprit de ce travail universitaire, avec l’orthographe d’origine : « en ce qui concerne les lois physiques connue on a rejeté les lois de Newton, de Kepler et d’Einstein vue la faiblesse de leurs fondements et ont a proposé par contre une nouvelle vision de la cinématique des objets conforme aux versets du coran. La vitesse de la lumière et du son sont ainsi recalculé et on démontré que leurs vitesses correspond à celle de l’ordre 1.43.109 km/s. La théorie du Bigbang et de l’expansion universelle ont été également rejeté ».

L’étudiant soutient également que « les étoiles se situent à 7 000 000 km avec un diamètre de 292 km et leur nombre est limité. Ils possèdent trois rôles : pour être un décor du ciel ; pour lapider les diables et des signes pour guider les créatures dans les ténèbres de la terre ».

Colère des universitaires

Sur les réseaux sociaux, ces travaux ont jeté l’émoi, en particulier chez les universitaires tunisiens. Ils sont nombreux à déplorer un travail susceptible de jeter le discrédit sur l’ensemble des chercheurs du pays. Cerise sur le gâteau, il semble que les travaux aient débuté en 2011, et que l’étudiante a pu depuis poursuivre son travail…

Sur Facebook, la physicienne Faouzia Charfi (également ancienne secrétaire d’État auprès du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique) est très en colère : « Comment un tel travail a-t-il pu être accepté dans le cadre de l’Ecole doctorale depuis 2011 ? Comment peut-on accepter que l’Université soit non pas l’espace du savoir, de la rigueur scientifique, mais celui de la négation de la science, celui où la science est refusée car non conforme à l’islam ! Réagissons et lançons une déclaration pour la défense du savoir, de l’autonomie de la science par rapport au religieux ».
Travail en cours 

Au cœur de la polémique, l’universitaire et ancien député Jamel Taouir est le directeur de cette thèse. Sans désavouer son étudiante, il a pris sa défense en affirmant que cette thèse n’avait pas encore franchi le cap de la commission des thèses. « Cette commission n’a pas encore donné son avis et peut accepter ou refuser cette étude. En plus, cette étude n’a pas été présentée au grand public », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Mosaïque FM.

Il rappelle également que la loi et l’éthique interdisent de publier un travail scientifique encore en phase d’étude.


 

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