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La cicatrisation est plus lente lorsqu'on se blesse la nuit

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La cicatrisation est plus lente lorsqu'on se blesse la nuit
« le: 12 novembre 2017 à 04:03:06 »

Les cellules de la peau semblent être plus rapides pour réparer une plaie lorsque la blessure a lieu le jour que la nuit.

Depuis que les trois chercheurs couronnés du dernier prix Nobel de médecine ont dévoilé les secrets des cycles biologiques de notre organisme, la recherche avance vite. C’est au tour d’une équipe de scientifiques britanniques du laboratoire de biologie moléculaire de Cambridge de publier une étude concernant l’impact de l’horloge circadienne sur le processus de cicatrisation.

Dans la revue Science Translational Medicine, ils expliquent avoir découvert que les blessures ayant eu lieu pendant la nuit cicatrisent moins vite que celles ayant de la journée.

Le point de départ de notre travail, c’est l’idée assez extraordinaire que chacune des milliards de cellules qui composent notre organisme est régie par un cycle circadien de 24 heures. Et nous avons voulu étudier l’impact que ces rythmes pouvaient avoir sur les processus de réparation cellulaire, raconte le professeur John O’Neill, coauteur de ces travaux.

Deux fois plus de temps

L’étude a commencé sur des cultures de cellules, puis sur des cultures de peau de souris et enfin, sur des données recueillies dans des hôpitaux.

Nous avons eu la surprise de constater que certaines des protéines importantes pour la cicatrisation étaient bien plus nombreuses quand l’agression avait lieu pendant la période d’activité de l’animal (la nuit pour la souris) que pendant la phase de repos, explique John O’Neill.

La cicatrisation serait jusqu’à deux fois plus rapide lorsque la blessure a lieu en phase active.

Les données de 118 grands brûlés en Grande-Bretagne n’ont fait que confirmer ces informations : les brûlures de jour guérissent en une moyenne de 17 jours, tandis que les brûlures de nuit prennent jusqu’à 28 jours pour guérir.

En cause, la capacité des cellules de la peau de circuler plus rapidement vers la plaie à cicatriser. Ces travaux ouvrent la voie à des pistes pour optimiser la réparation des tissus et, éventuellement, d’autres organes du corps.





 

En collaboration avec Dzteamunlocker