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Messages - Zadhand

Pages: [1]
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La composition du nouveau Conseil national des droits de l’Homme
 ne fait pas l’unanimité, Farouk Ksentini écarté
20:38  mardi 28 février 2017 |TSA Algérie/Hadjer Guenanfa 
Farouk Ksentini

Le décret présidentiel fixant la composition du Conseil national des droits de l’Homme vient d’être publié au Journal officiel. Seuls trois membres sont connus du grand public. Il s’agit d’abord de Nouria Hafsi. Ex-cadre du RND, elle est également membre de la Commission nationale de protection et de promotion des droits de l’Homme (CNPPDH) présidée jusqu’à maintenant par Me Farouk Ksentini.Il s’agit ensuite de Mohamed Bekkat Berkani. Désigné au titre des syndicats et organisations professionnelles, il est actuellement le président du Conseil national de l’ordre des médecins. Enfin, on retrouve Saïda Benhabyles choisie par le Croissant rouge algérien dont elle est la présidente. « C’est un conseil incolore et inodore », réagit d’emblée Me Hocine Zehouane, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH).« Ce sont de célèbres inconnus qui n’ont jamais été au-devant de la scène s’agissant des activités des droits de l’Homme. Aucun d’eux n’est connu dans le domaine des droits de l’Homme. Et il n’y a aucun membre de syndicats connus », assure-t-il. Ce n’est pas l’avis de Me Farouk Ksentini, président de la CNPPDH. « La composition est bien. Ce sont des gens de qualité. Lazhari Bouzid (membre choisi par le président) est un juriste remarquable et militant des droits de l’Homme », assure l’avocat.Ce dernier quittera son poste après l’installation du conseil qui devrait intervenir, selon lui, après les élections législatives du 4 mai. Sa commission sera dissoute et remplacée ainsi par le CNDH dont le président sera élu parmi ses membres. « Je ne suis pas malheureux ! Je vais me consacrer à mon métier. Et je pense qu’il  ne faut pas monopoliser le poste.  Lorsque le président m’a dit de venir, je suis venu, lorsqu’il me demande de partir, je pars et c’est tout », a-t-il conclu.Le Conseil national des droits de l’Homme a été créé dans le cadre de la révision constitutionnelle de février 2016.

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Algérie Profonde / Ecran noir
« le: 28 février 2017 à 21:56:35 »
8)
 
  Ecran noir

    El Watan
    le 28.02.17 | 12h00

    La couverture médiatique des prochaines élections législatives par les moyens audiovisuels publics et privés a été au centre d’une rencontre qui a regroupé, dimanche, autour du président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (Arav), Zouaoui Benamadi, le représentant de la Haute instance indépendante de surveillance des élections ( HIISE) et les responsables des chaînes de télévision publiques et privées.Le spectre des chaînes de télévision privées autorisées à couvrir l’événement est limité aux cinq chaînes accréditées disposant d’un agrément, en l’occurrence : Dzaïr TV, Djazaïria, Echorouk, Ennahar, Hoggar. Qu’en est-il de toutes les autres chaînes de Tv privées, particulièrement les chaînes généralistes, illégales aux yeux de la loi, mais tolérées par les pouvoirs publics, puisqu’elles activent normalement et couvrent même les activités officielles et institutionnelles ? Le ministre de la Communication, Hamid Grine, avait anticipé le débat et la polémique sur ce dossier, qui ne manquera pas de surgir à l’approche du lancement de la campagne électorale, en affirmant que le dossier des chaînes privées non agréées est géré par son département ministériel, tandis que les chaînes accréditées relèvent de la compétence de l’Arav. Le ministre avait laissé entendre dans une de ses récentes déclarations que ces chaînes pourraient être associées à la couverture médiatique si elles consentaient à jouer le jeu, à s’inscrire dans le «cercle vertueux» et l’exigence de la professionnalisation dont il a fait son credo. Pour l’heure, tout laisse à croire que cette question n’est pas tranchée, mais rien n’indique pour autant qu’il y a un souhait ardent de la part du pouvoir d’intégrer ces chaînes, qualifiées de clandestines, dans le dispositif. Les craintes exprimées par les pouvoirs publics par rapport à ces télévisions tiennent-elles à leur contenu éditorial qui ne cadre pas pour certaines d’entre elles avec le discours officiel ? A l’absence d’assise juridique ? A la hantise de voir ces espaces transformés en machines électorales échappant à tout contrôle au profit de candidats et de forces politiques non désirées ? Il apparaît pour le moins suspect que le pouvoir, qui s’est fort bien accommodé de ces télévisions non agréées, découvre, soudainement, leur dangerosité pour la sérénité de la prochaine campagne électorale. Les notions de risque et de menace semblent bien être appréciée à l’aune des contingences et des enjeux politiques.C’est pourquoi, il est très peu probable que le pouvoir cède sur cette question au risque d’être emporté par le tsunami médiatique qu’il aura du mal à domestiquer et à contrôler dans le feu de la campagne électorale. Autoriser ces chaînes à couvrir la campagne électorale, c’est offrir sur un plateau en or d’autres espaces pour l’opposition et pour les partisans du boycott avec toutes les conséquences sur la fabrication des opinions et par conséquent sur les résultats du scrutin.Tout plaide donc pour que ces chaînes soient mises en mode veille, voire hors service pour les prochaines élections législatives. Ce qui est déjà certain, c’est que quel que soit le degré du verrouillage médiatique imposé, les franges de l’opinion et des forces politiques qui ne trouveront pas leur marque en interne dans les médias locaux, se rabattront sur les télévisions étrangères, dont la chaîne Al Magharibia qui n’a pas besoin du quitus de l’Arav ou du ministre de la Communication pour donner la parole aux opposants et aux déçus du système.
   
Omar Berbiche
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Cinéma / El-Achiq
« le: 28 février 2017 à 21:20:06 »
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AVANT-PREMIÈRE DE EL ACHIQ DE AMAR SI FODIL
Il était une fois un musicien constantinois...

Par O. HIND / L'Expressiondz
Mardi 28 Fevrier 2017 00:00

Scène du film

Il a été projeté cette semaine à la salle Ibn Zeydoun en présence de l'équipe artistique et du réalisateur qui s'est prêté allègrement au jeu des questions-réponses lors du débat avec le public.Le film commence par une image d'Epinal d'un chanteur emblématique du Constantinois des années 1950. Nous sommes encore en pleine guerre d'Algérie. Cet artiste bien-aimé par la communauté algérienne y compris par les Français s'appelle Mohamed Saleh Benmesbah, alias El Achiq. Son corps est retrouvé gisant au bord d'un précipice au-dessus du fameux grand pont de Constantine. «Un film de fiction historique, magnifiquement écrit par Abdelmadjid Merdaci, réalisé avec efficacité par Amar Si Fodil et servi par d'excellents acteurs.» Voilà comment est présenté ce second long métrage de Amar Si Fodil par la boîte Issam prod. Parmi la brochette d'acteurs qui va se distinguer dans ce film, il y a assurément Aziz Boukrnou, qui interprète le rôle d'un commissaire de police à la retraite. La mort de ce jeune homme suscite en lui moult interrogations. Il était à peine plus âgé que son fils, c'était même son voisin. Cela suffit à notre commissaire de vouloir chercher à comprendre les motifs de son assassinat et surtout à aller enquêter pour trouver le coupable. Les rumeurs disent que c'est le FLN qui s'est débarrassé de cet homme trop proche des Français. Un assassinat qui intervient à une semaine d'intervalle avant l'arrivée du général de Gaulle qui entend faire des déclarations surprenantes au peuple algérien. A côté, la France est en état d'alerte d'autant plus que les aficionados de l'Algérie française se préparent aussi à de grandes manifestations dans le pays. Rien ne va plus. C'est dans ce contexte un peu chaotique que les officiers français et le commissaire algérien à la retraite vont se mettre à mener l'enquête jusqu'à s'entrecroiser. Le commissaire des RG souligne que cette mort est celle de la deuxième personnalité musulmane amie de la France qui est visée après l'assassinat au début de l'été de Lakhdar Benabdeli, auteur notamment d'une anthologie des poètes constantinois et rédacteur, pour le compte de l'administration, d'une revue de la presse arabophone sur la guerre d'Algérie. «A qui s'adresse le message de l'exécution de ce jeune artiste? Aux Algériens tièdes ou réservés ou à ceux qui avaient choisi la France?» lit-on dans le synopsis. On aurait pu croire que ce film dont le ton relève du polar et se déroulant comme un film policier allait nous rappeler qui était El Achiq et nous pousser, nous spectateurs à faire notre propre idée à la fin sur sa personnalité et sur ce qui l'a conduit à être condamné et par qui, mais rien de tout cela n'arrivera. Ce jeune sera absent tout au long du film. Si les acteurs sont bons dans leur jeu, le scénario, lui, manque cruellement d'arguments et d'épaisseur. Il nous serre juste à la fin sur un plateau d'argent le visage des deux tueurs de El Achiq qu'on finira par abattre. Et le commissaire de souligner qu'après avoir minutieusement enquêté parmi des gens de tout bord, pas spécifiquement parmi le FLN- nous ne le verrons jamais- que ce jeune artiste était en quelque sorte un Robin des Bois puisque l'argent qu'il récoltait auprès des Français lors de ses concerts notamment, il le distribuait au FLN. Si le musicien est présenté au départ comme un simple passionné de musique et rien d'autre, l'on finira par lui endosser un rôle plus grand sans même que le film nous le montre ou le suggère en images. Car, en effet, il aurait été intéressant pour que le spectateur prenne en sympathie ce jeune homme, de le montrer ne serait-ce qu'en flash-back par instants dans les moments forts de son parcours et entre autres durant ses exploits auprès du FLN. Or, on ne cessera de louer ses mérites héroïques tout au long du film sans savoir pourquoi. Si l'histoire de ce film est bien intéressante à bien des égards, les dialogues et le discours ont pris beaucoup plus de place sur le reste. Or, le cinéma c'est avant tout l'image et il manquait cependant l'émotion pour nous faire apprécier El Achiq à sa juste valeur. Même si ce film nous a permis d'entendre parler d'un héros mort pendant la guerre, il n'en demeure pas moins qu'il continuera à hanter nos esprits comme une simple photo en noir et blanc tant le film a échoué à le ramener parmi les morts. Ce sera encore un film de plus sur nos héros tels que racontés dans les manuels scolaires et la représentation n'aura d'égale que ces sombres témoignages approximatifs sans donner pour autant chair et consistance humaine à ce dernier hélas! El Achiq meublera notre mémoire comme une vague image abstraite. On entendra parler de lui sans jamais le voir. Ce qui est une faute regrettable. De cette façon, le réalisateur ne fera que perpétuer malgré lui le mythe des héros de notre Histoire..

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Sport / Fédération Algérienne de Football (FAF)
« le: 28 février 2017 à 20:06:06 »

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Le triomphe inattendu de Mohamed Raouraoua
19:24  mardi 28 février 2017 | TSA Algérie/Riyad Hamadi

Fédération Algérienne de Football (FAF)
http://www.faf.dz//wp-content/uploads/2015/01/FAF.png


Mohamed Raouraoua a tenu bon. Critiqué et attaqué violemment après l’élimination des Verts au premier tour de la CAN 2017, le patron de la FAF n’a pas tremblé. Après avoir laissé passer la tempête, il a décidé de contre attaquer, en utilisant toutes ses armes à la fois, à l’occasion de l’Assemblée générale de la FAF.La réunion s’est achevée lundi sur un triomphe inattendu de Mohamed Raouroua. Les membres de l’AG ont adopté les bilans. Ils ont demandé, presque unanimement, de briguer un nouveau mandat. Les critiques du ministre de la Jeunesse et des Sports Ould Ali El Hadi, et à travers lui du gouvernement Sellal, n’ont pas pesé.Fort du soutien de l’AG, le patron de l’instance du football national est passé à l’attaque pour répondre à ses détracteurs. À chacun, il a réservé une réponse cinglante. Avec l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et Mouldi Aissaou, Raouroua n’a pas été tendre : il lui a rappelé qu’il n’était pas éligible pour être candidat à la présidence de la FAF.« M. Aïssaoui n’a pas le droit d’être membre de cette AG. Il a été président de la FAF et il n’a pas achevé son mandat. Il n’est pas éligible. Il n’a pas eu d’approbation de l’AG. Il s’est aussi absenté à neuf reprises sans justification. Selon les statuts, on est exclu après seulement trois absences non justifiées », a-t-il dit.Le patron du football national n’a pas épargné l’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports Ould Ali El Hadi, devenu le chef de file de ses détracteurs, après la débâcle des Verts à la CAN 2017. Sans le citer, Raouraoua l’a qualifié d’ « analphabète » du football et l’accuse du coup de saboter sa candidature pour un poste au comité exécutif de la CAF. « Ailleurs, on soutient les candidats pour la CAF et chez nous, on les assassine ! », a-t-il rétorqué.Raouraoua a défendu – ce que le ministre n’a pas fait – les joueurs binationaux, violemment critiqués après l’élimination de l’Équipe nationale au premier tour de la CAN 2017. Tout en assumant l’échec des Verts, le président de la FAF, a rappelé une statistique malheureuse : l’Algérie a été éliminée à sept reprises au premier tour de la CAN.Malin et manœuvrier, Mohamed Raouraoua garde toutefois le suspense sur son avenir à la tête de la FAF. Il attend sans doute que les prétendants à sa succession déposent leur candidature pour évaluer le rapport de force et jauger ses chances d’être réélu.

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Actualité / La Journaliste Samira Mouaki
« le: 28 février 2017 à 19:11:06 »
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Le groupe Echorouk parle d’une prise d’otage
 la journaliste Samira Mouaki affirme être « irakienne chiite » avant de se rétracter

17:41  mardi 28 février 2017 |TSA Algérie/Fayçal Metaoui

« Je reste en Irak. Je ne vais plus retourner en Algérie. Je ne suis pas sunnite », a déclaré la journaliste algérienne Samira Mouaki dans une nouvelle vidéo postée sur Youtube. « Mon grand-père est El Hussein. Et vous connaissez qui est El Hussein, il est chiite. Cela suffit.  », a-t-elle ajouté.El Hussein Ibn Ali est considéré comme l’un des douze imams du chiisme. La journaliste, qui apparaît affaiblie, est interrogée par un homme : « Vous êtes donc une irakienne chiite ? ». La journaliste répond : « Oui, c’est une fierté pour moi. Je suis la fille d’El Hussein ».Elle a ensuite critiqué ses frères venus s’enquérir sur sa situation. « Leur visite est négative. Je leur demande de retourner en Algérie. Leur présence ici n’a aucun intérêt et je ne vais pas les rencontrer », a-t-elle dit.Cette vidéo suscite la polémique sur les réseaux sociaux. La journaliste, qui a été blessée à la tête par un sniper alors qu’elle couvrait la bataille de Mossoul en Irak le 13 février dernier,  a posté, ce mardi 28 février, une seconde vidéo pour revendiquer son algérianité. « Je vis loin de l’Algérie mais mon amour et mon honneur sont en Algérie. Je m’excuse si j’ai commis une erreur mais je vais vous dire une chose : Samira ne peut être qu’algérienne. On se verra en Algérie », a-t-elle déclaré sans évoquer l’appartenance religieuse.
Inquiétude à Echorouk TV
La direction du groupe Echourouk TV s’est dit inquiète par la situation de Samira Mouaki. « La journaliste ne semble pas avoir repris toutes ses capacités psychologiques et mentales après ses blessures. Nous pensons qu’elle est prise en otage actuellement. Nous avons envoyé des journalistes en Irak qui n’ont pas pu lui parler à l’hôpital. Elle était tout le temps endormie, comme droguée. Dans la vidéo, elle apparaissait subir un véritable interrogatoire. Quel était l’intérêt de lui faire dire qu’elle est chiite ? », s’est interrogé Rachid Fodil, directeur général adjoint du groupe Echourouk, contacté par TSA.La journaliste pourrait, selon lui, faire l’objet d’une exploitation médiatique et politique. « Nous lançons un appel aux autorités irakiennes pour qu’elles prennent leurs responsabilités dans cette affaire. Il est humainement et moralement inacceptable qu’une journaliste affaiblie soit exploitée de cette manière. La priorité, pour nous, est de rapatrier Samira Mouaki en passant par les canaux diplomatiques. Nous voulons qu’elle rentre en Algérie où elle peut recevoir tous les traitements médicaux nécessaires », a ajouté Rachid Fodil, en confirmant que la journaliste a présenté sa démission en décembre 2016.« Elle ne nous a rien envoyé mais a annoncé cette démission sur les réseaux sociaux.  Elle est partie en Irak pour une mission de 15 jours. Elle a refusé de rentrer après cette période. Elle nous a envoyé des reportages déséquilibrés que nous n’avons pas diffusés. Mais, lorsqu’elle a été blessée, nous nous sommes solidarisés avec elle. C’était un devoir pour nous. Nous ne pouvions pas la laisser seule », a-t-il précisé.
“Embedded” avec Al Hachd al chaâbi
Selon Zineb Ben Zita, ex-responsable du service Reportages à Echourouk TV, Samira Mouaki défendait les thèses des Al Hachd al châabi, les forces de mobilisation populaire à majorité chiite, créées en 2014. « J’étais en reportage du côté kurde et elle était aux côtés des membres d’Al Hachd al Chaabi. Elle portait la tenue verte du service communication d’El Hachd et disait qu’elle voulait mourir en martyr en Irak. Je pense que cela ne cadre pas avec son métier de journaliste », a regretté Zineb Ben Zita, en souhaitant que Samira Mouaki revienne en Algérie.Dans une précédente interview à WK News, la chaîne d’Al Hachd al chaâbi, Samira Mouaki a confié qu’elle refusait de parler de « milices chiites » à propos de ces forces.  « Je ne devais pas impliquer ma chaîne ou mon pays. Je devais dire que El Hachd sont des milices pour continuer à couvrir les batailles. Aussi, ai-je décidé de déposer, avec fierté, ma démission. Aujourd’hui, je dis que je participe à toutes les batailles et à tous actes héroïques d’El Hachd Chaabi. Je vois qu’ils n’ont pas peur d’affronter la mort », a-t-elle déclaré avant d’ajouter : « En Algérie, ils ont dit que Al Hachd Al Châabi sont des forces criminelles et que je n’aurais pas dû couvrir leurs activités. J’ai essayé de les convaincre que les membres d’El Hachd ne sont ni sunnites ni chiites ni chrétiens mais irakiens. En Algérie, comme d’autres pays, on considère El Hachd comme milices chiites qui tuent et font déplacer les sunnites. Prononcer le mot El Hachd est considéré comme un crime en Algérie. Je suis venue pour prouver le contraire ». Selon elle, les rumeurs sur Al Hachd Al Châabi émanent de Daech.

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Cinéma / La 89e cérémonie des Oscars : And the winner is…(*)
« le: 28 février 2017 à 16:59:28 »
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La 89e cérémonie des Oscars : And the winner is…(*)
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El Watan le 27.02.17 | 12h00
Palmarès 2017-42 ème cérémonie des César
[url]http://www.elwatan.com/images/2017/02/26/sans-titre-1_2623620_465x348.jpg[/url]

 Depuis leur création en 1929, les soirées des Oscars se distinguent toujours par leurs moments mémorables et les surprises dans l’attribution des célèbres statuettes. Voici quelques anecdotes et chiffres à connaître avant le spectacle.
La plus jeune lauréate d’un Oscar est Shirley Temple, à l’âge de cinq ans, en 1934, même s’il s’agissait d’un prix honorifique pour les enfants. Tatum O’Neal détient le record pour un Oscar, en compétition avec le prix du meilleur second rôle féminin, à l’âge de 10 ans, dans Barbe à papa, en 1974. Pour le plus âgé, Christopher Plummer, il avait 82 ans lorsqu’il a remporté l’Oscar du meilleur second rôle en 2012 pour Beginners. Le plus âgé des meilleurs acteurs est Henry Fonda, pour La Maison du lac, en 1982. Il avait 76 ans. L’actrice en lice la plus âgée reste Gloria Stuart, qui avait 87 ans quand elle a été sélectionnée pour son rôle de Rose Dawson dans Titanic, en 1997. Liza Minnelli se distingue pour avoir été la seule lauréate dont les parents avaient déjà été oscarisés avant elle. Elle a remporté l’Oscar de la meilleure actrice pour Cabaret en 1973. Sa mère, Judy Garland, avait reçu un Oscar d’honneur en 1939 et son père, Vincente Minnelli, avait été sacré meilleur réalisateur en 1958.
Les grands gagnants (et un grand perdant)
Trois films ont remporté 11 Oscars : Le Seigneur des anneaux : le Retour du Roi (2003), Titanic (1997) et Ben-Hur (1959). Titanic, Eve (1950) et La La Land (2016) partagent le record pour le plus grand nombre de nominations (14 chacun). Le seul film a avoir remporté l’ensemble des Oscars dans toutes les catégories où il était nommé est Le Retour du roi. Trois films, New York-Miami (1934), Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975) et Le Silence des agneaux (1991), ont remporté l’ensemble des cinq récompenses les plus prestigieuses («Big five»): meilleur film, acteur, actrice, réalisateur et scénario. La star la plus oscarisée est Katherine Hepburn, qui a remporté quatre fois la catégorie meilleure actrice en 1934, 1968, 1969 et 1982. Daniel Day-Lewis a trois Oscars du meilleur acteur. - Meryl Streep détient le record des nominations de comédiens avec 20 sélections. L’actrice américaine et Jack Nicholson, qui a été nommé 12 fois, ont chacun reçu deux statuettes pour le rôle principal et un pour le meilleur second rôle.  Le studio, qui a remporté le plus d’Oscars est Walt Disney, avec 22 statuettes et quatre statuettes honorifiques.  Le grand perdant est à ce jour l’ingénieur du son, Kevin O’Connell, nommé dimanche pour la 21e fois. Il a été devancé à chaque fois depuis sa première nomination avec Tendres passions en 1983, lui valant le titre du «nommé le plus malchanceux de l’histoire».Le discours de remerciement le plus long a été prononcé par Greer Garson, meilleure actrice en 1942 dans Madame Miniver. Son discours a duré entre 5 et 7 minutes. Anohni, la chanteuse d’Antony and the Johnsons, et première interprète transgenre nommée pour un Oscar, a boycotté la cérémonie l’an dernier, mécontente de ne pas avoir été invitée à se produire sur scène. Elle était en lice pour la meilleure chanson originale avec Manta Ray dans le documentaire Racing Extinction. L’Oscar mesure 34,3 centimètres de hauteur pour un poids de 3,8 kilogrammes. Son nom officiel est «Academy Award of Merit». L’actrice Bette Davis a prétendu avoir baptisé le trophée «Oscar» comme le deuxième prénom de son premier mari Harmon Nelson, mais elle a ensuite retiré cette affirmation. Environ 3 000 Oscars ont été distribués depuis 1929. Il faut environ trois mois pour produire un lot de 50 statuettes. -La première personne à avoir refusé un Oscar est Dudley Nichols, meilleur scénario en 1935 pour Le Mouchard, bien qu’il l’ait finalement accepté en 1938. En 1973, Marlon Brando a envoyé une femme amérindienne, Sacheen Littlefeather, lire un déclaration à sa place quand il a refusé sa récompense de meilleur acteur pour Le Parrain.

*et le gagnant est…

Meilleure Actrice
[Gagnant] Isabelle Huppert
Elle
Judith Chemla
Une vie
Marion Cotillard
Mal de pierres
Virginie Efira
Victoria
Marina Foïs
Irréprochable
Sidse Babett Knudsen
La fille de Brest
Soko
La Danseuse
Meilleur Acteur
[Gagnant] Gaspard Ulliel
Juste la fin du monde
François Cluzet
Médecin de campagne
Pierre Deladonchamps
Le fils de Jean
Nicolas Duvauchelle
Je ne suis pas un salaud
Fabrice Luchini
Ma Loute
Pierre Niney
Frantz
Omar Sy
Chocolat
Meilleure Actrice dans un Second Rôle
[Gagnant] Déborah Lukumuena
Divines
Nathalie Baye
Juste la fin du monde
Valeria Bruni Tedeschi
Ma Loute
Anne Consigny
Elle
Mélanie Thierry
La Danseuse
Meilleur Acteur dans un Second Rôle
[Gagnant] James Thierrée
Chocolat
Gabriel Arcand
Le fils de Jean
Vincent Cassel
Juste la fin du monde
Vincent Lacoste
Victoria
Laurent Lafitte
Elle
Melvil Poupaud
Victoria
Meilleur Espoir Féminin
[Gagnant] Oulaya Amamra
Divines
Paula Beer
Frantz
Lily-Rose Depp
La Danseuse
Noémie Merlant
Le ciel attendra
Raph
Ma Loute
Meilleur Espoir Masculin
[Gagnant] Niels Schneider
Diamant noir
Jonas Bloquet
Elle
Damien Bonnard
Rester vertical
Corentin Fila
Quand on a 17 ans
Kacey Mottet Klein
Quand on a 17 ans
Meilleur Scénario Original
[Gagnant] Sólveig Anspach
Jean-Luc Gaget
L'effet aquatique
Romain Compingt
Houda Benyamina
Malik Rumeau
Divines
Sabrina B. Karine
Alice Vial
Pascal Bonitzer
Anne Fontaine
Les Innocentes
Bruno Dumont
Ma Loute
Justine Triet
Victoria
Meilleure Adaptation
[Gagnant] Céline Sciamma
Ma vie de courgette
David Birke
Elle
Séverine Bosschem
Emmanuelle Bercot
La fille de Brest
François Ozon
Frantz
Nicole Garcia
Jacques Fieschi
Mal de pierres
Katell Quillévéré
Gilles Taurand
Réparer les vivants
Meilleure Musique Originale
[Gagnant] Ibrahim Maalouf
Dans les forêts de Sibérie
Gabriel Yared
Chocolat
Anne Dudley
Elle
Philippe Rombi
Frantz
Sophie Hunger
Ma vie de courgette
Meilleur Son
[Gagnant] Marc Engels
Fred Demolder
Sylvain Réty
Jean-Paul Hurier
L'Odyssée
Brigitte Taillandier
Vincent Guillon
Stéphane Thiébaut
Chocolat
Jean-Paul Mugel
Alexis Place
Cyril Holtz
Damien Lazzerini
Elle
Martin Boissau
Benoît Gargonne
Jean-Paul Hurier
Frantz
Jean-Pierre Duret
Sylvain Malbrant
Jean-Pierre Laforce
Mal de pierres
Meilleure Photo
[Gagnant] Pascal Marti
Frantz
Stéphane Fontaine
Elle
Caroline Champetier
Les Innocentes
Guillaume Deffontaines
Ma Loute
Christophe Beaucarne
Mal de pierres
Meilleur Montage
[Gagnant] Xavier Dolan
Juste la fin du monde
Loic Lallemand
Vincent Tricon
Divines
Job ter Burg
Elle
Laure Gardette
Frantz
Simon Jacquet
Mal de pierres
Meilleurs Costumes
[Gagnant] Anaïs Romand
La Danseuse
Pascaline Chavanne
Frantz
Alexandra Charles
Ma Loute
Catherine Leterrier
Mal de pierres
Madeline Fontaine
Une vie
Meilleurs Décors
[Gagnant] Jérémie D. Lignol
Chocolat
Carlos Conti
La Danseuse
Michel Barthélémy
Frantz
Riton Dupire-Clément
Ma Loute
Katia Wyszkop
Planetarium
Meilleure Réalisation
[Gagnant] Xavier Dolan
Juste la fin du monde
Houda Benyamina
Divines
Paul Verhoeven
Elle
François Ozon
Frantz
Anne Fontaine
Les Innocentes
Bruno Dumont
Ma Loute
Nicole Garcia
Mal de pierres
Meilleur Film de Court Métrage
[Gagnant] Maman(s)
réalisé par Maïmouna Doucouré
produit par Zangro
[Gagnant] Vers la tendresse
réalisé par Alice Diop
produit par Christophe Barral, Toufik Ayadi
Après Suzanne
réalisé par Félix Moati
produit par Benjamin Elalouf, Léah Weil, Elsa Rodde
Au bruit des clochettes
réalisé par Chabname Zariab
produit par Judith Lou Lévy
Chasse Royale
réalisé par Lise Akoka, Romane Gueret
produit par Marine Alaric
Meilleur Film d'Animation
[Gagnant] Celui qui a deux âmes (COURT MÉTRAGE)
réalisé par Fabrice Luang-Vija
produit par Sophie Fallot
[Gagnant] Ma vie de courgette (LONG MÉTRAGE)
réalisé par Claude Barras
produit par Armelle Glorennec, Eric Jacquot, Marc Bonny
Café froid (COURT MÉTRAGE)
réalisé par François Leroy, Stéphanie Lansaque
produit par Marc Jousset, Perrine Capron
Journal animé (COURT MÉTRAGE)
réalisé par Donato Sansone
produit par Nicolas Schmerkin
Peripheria (COURT MÉTRAGE)
réalisé par David Coquard-Dassault
produit par Nicolas Schmerkin
La jeune fille sans mains (LONG MÉTRAGE)
réalisé par Sébastien Laudenbach
produit par Jean-Christophe Soulageon
La tortue rouge (LONG MÉTRAGE)
réalisé par Michael Dudok de Wit
produit par Vincent Maraval, Pascal Caucheteux
Meilleur Film Documentaire
[Gagnant] Merci Patron !
réalisé par François Ruffin
produit par Édouard Mauriat, Anne-Cécile Berthomeau, Johanna Silva
Dernières nouvelles du Cosmos
réalisé par Julie Bertuccelli
produit par Yaël Fogiel, Laetitia Gonzalez
Fuocoammare, par-delà Lampedusa
réalisé par Gianfranco Rosi
produit par Serge Lalou, Camille Laemlé
Swagger
réalisé par Olivier Babinet
produit par Marine Dorfmann, Alexandre Perrier
Voyage à travers le cinéma français
réalisé par Bertrand Tavernier
produit par Frédéric Bourboulon
Meilleur Premier Film
[Gagnant] Divines
réalisé par Houda Benyamina
produit par Marc-Benoit Créancier
Cigarettes et Chocolat chaud
réalisé par Sophie Reine
produit par Isabelle Grellat, Eric Altmayer, Nicolas Altmayer
La Danseuse
réalisé par Stéphanie Di Giusto
produit par Alain Attal
Diamant noir
réalisé par Arthur Harari
produit par David Thion, Philippe Martin
Rosalie Blum
réalisé par Julien Rappeneau
produit par Michael Gentile, Charles Gillibert
Meilleur Film Étranger
[Gagnant] Moi, Daniel Blake
réalisé par Ken Loach
coproduction France WHY NOT PRODUCTIONS (Pascal Caucheteux, Grégoire Sorlat)
Aquarius
réalisé par Kleber Mendonça Filho
distribution France SBS DISTRIBUTION
Baccalauréat
réalisé par Cristian Mungiu
coproduction France WHY NOT PRODUCTIONS (Pascal Caucheteux, Grégoire Sorlat)
La fille inconnue
réalisé par Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne
coproduction France ARCHIPEL 35 (Denis Freyd)
Juste la fin du monde
réalisé par Xavier Dolan
coproduction France MK PRODUCTIONS (Nathanaël Karmitz, Elisha Karmitz)
Manchester by the sea
réalisé par Kenneth Lonergan
distribution France UNIVERSAL PICTURES INTERNATIONAL FRANCE
Toni Erdmann
réalisé par Maren Ade
distribution France HAUT ET COURT DISTRIBUTION
Meilleur Film
[Gagnant] Elle
produit par Saïd Ben Saïd, Michel Merkt
réalisé par Paul Verhoeven
Divines
produit par Marc-Benoit Créancier
réalisé par Houda Benyamina
Frantz
produit par Eric Altmayer, Nicolas Altmayer
réalisé par François Ozon
Les Innocentes
produit par Eric Altmayer, Nicolas Altmayer
réalisé par Anne Fontaine
Ma Loute
produit par Jean Bréhat, Rachid Bouchareb, Muriel Merlin
réalisé par Bruno Dumont
Mal de pierres
produit par Alain Attal
réalisé par Nicole Garcia
Victoria
produit par Emmanuel Chaumet
réalisé par Justine Triet
César d'Honneur
[Gagnant] George Clooney[/size][/font]

7
Actualité / Actualité des Faits Divers à Travers le Monde
« le: 30 janvier 2017 à 20:54:48 »
 8)
Attentat contre la mosquée de Québec
 Deux Algériens parmi les victimes

Actualité des Faits Divers à Travers le Monde
le 30.01.17 | 13h23


Deux Algériens font partie des six victimes qui ont été tuées dans l’attentat survenu dimanche soir contre une mosquée de la ville de Québec (Canada), a-t-on appris auprès d’une source proche de l’association qui gère le centre culturel auquel est affilié le lieu de culte.
Il s’agit de Karim Hassan et Khaled Belkacemi.  Ce dernier est ingénieur en informatique à l’université Laval. Agé de 43 ans,
 il est père de trois enfants dont un bébé de moins d’un an. Il est originaire d’Alger. Les autres victimes sont d’origine marocaine, tunisienne et malienne.  L’attentat a aussi fait une dizaine de blessés parmi les fidèles présents à la prière de la soirée (Icha).
Deux assaillants cagoulés sont entrés dans la mosquée et ont tiré sur les présents. Ils ont été arrêtés par les forces de l’ordre.


Montréal, Samir Ben

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Cinéma / Academy Awards (Les Oscars du cinéma)
« le: 30 janvier 2017 à 18:46:20 »
 8)
Décret Trump : nommé aux Oscars
 le cinéaste iranien Asghar Farhadi n'ira pas à la cérémonie

 Academy Awards (Les Oscars du cinéma)

Mis à jour le 30/01/2017 à 09H10
publié le 30/01/2017 à 09H08


Le cinéaste iranien Asghar Farhadi a annoncé dimanche qu'il ne se rendrait pas à la cérémonie de remise des prix, dénonçant les restrictions d'entrée aux Etats-Unis imposées par Donald Trump. Le dernier film d'Ashgar Farhadi, "Le client" est présélectionné pour l'Oscar du meilleur film étranger. En 2012, le cinéaste iranien avait déjà remporté ce prix avec "La séparation".
Ashgar Farhadi comptait se rendre à la cérémonie, a-t-il expliqué dans un communiqué diffusé par les agences de presse iraniennes mais les décrets adoptés vendredi par l'administration Trump pour interdire aux ressortissants d'Iran, de Syrie, du Yémen, de Libye, d'Irak, de Somalie et du Soudan d'entrer aux Etats-Unis ont changé la donne."Mon intention n'était pas de ne pas assister à la cérémonie ou de la boycotter pour montrer mes objections (aux politiques de Trump) car je sais que beaucoup de gens dans l'industrie américaine du cinéma et au sein de l'Académie des arts et sciences du cinéma sont opposés au fanatisme et à l'extrémisme qui règnent plus que jamais aujourd'hui", a expliqué le réalisateur. "Mais il semble maintenant que la possibilité même de ma présence soit soumise à des "si" et des "mais" et ce n'est pas acceptable pour moi, même si l'on venait à faire exception pour mon voyage", a-t-il ajouté.
Le dernier film d'Ashgar Farhadi, "Le client" est présélectionné pour l'Oscar du meilleur film étranger. En 2012, le cinéaste iranien avait déjà remporté ce prix avec "La séparation".Celui dont les films sont vus comme un pont entre l'Iran et les Etats-Unis a regretté que les tenants d'une ligne dure dans ces deux pays agissent avec la même mentalité. "Durant des années, des deux côtés de l'océan, des groupes de gens adeptes d'une ligne dure ont essayé de présenter à leur peuple des images irréalistes et effrayantes des gens d'autres cultures afin que les différences deviennent des désaccords, les désaccords des inimitiés et les inimitiés des peurs", a regretté le cinéaste. "Instiller la peur de l'autre est un des moyens préférés pour justifier des comportements extrémistes et fanatiques par des gens étroits d'esprit", a-t-il encore déploré.
https://youtu.be/dyBsxZNb1OY
Le président américain Donald Trump a justifié les décrets d'interdiction d'entrée imposées aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans en affirmant que les Etats concernés étaient des viviers de "terroristes radicaux".

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Algérie Profonde / Élections Législatives en Algérie
« le: 30 janvier 2017 à 12:42:55 »
 8)
Élections législatives 2017
La hantise de l’abstention


Élections Législatives en Algérie
le 30.01.17 | 10h00

 Les élections législatives approchent à grands pas. Si l’on connaît dans quel contexte elles vont avoir lieu, les participants et ceux qui ont décidé de les boycotter, il reste cependant une seule inconnue : la participation.


Les Algériens qui n’ont jamais pris goût aux compétitions électorales vont-ils enfin prendre le chemin des urnes ? Ils l’ont fait une seule fois lors de l’élection présidentielle de novembre 1995, au moment où le pays était à feu et à sang.

Le taux de participation était de 74,92% et le président Liamine Zeroual a été élu avec 61% des suffrages exprimés. C’était avant tout un vote patriotique. Il y avait un enjeu de taille. Que le pays reste debout. La menace terroriste n’avait pas dissuadé les Algériens d’aller aux urnes. Ils ont voté et défié la terreur qui leur promettait le cercueil. Ce fut la seule fois où la participation avait atteint un taux record. Depuis, ils ont déserté les urnes.

Lors des élections législatives du 10 mai 2012, le taux de participation, avec tous les dopages qui ont été faits et la fraude qui a été d’ailleurs dénoncée par plusieurs partis politiques qui y avaient pris part, a été de 43,14%. Le Front de libération nationale (FLN) a obtenu sa majorité, 221 sièges à l’Assemblée populaire nationale (APN), avec 1 324 363 voix seulement.

C’est un peu plus de 5% de l’ensemble du corps électoral qui était de 21 645 841 électeurs. Le nombre des bulletins nuls, 1 704 047, était de loin plus important que le score qui a permis à l’ex-parti unique de contrôler la Chambre basse du Parlement. Lors de la dernière élection présidentielle, celle qui a reconduit le chef de l’Etat pour un quatrième mandat, la participation a été également au plus bas.

Selon les chiffres officiels, elle a été de 51,7%. Des statistiques que de nombreux observateurs considéraient avec beaucoup de précaution. Mais au-delà des doutes qui pèsent sur l’organisation des élections dans notre pays, cette question de la participation se pose à chaque fois avec acuité. Elle est difficile à cerner. Pourquoi les Algériens s’abstiennent ? Qu’est-ce qui les fait fuir les urnes ? Pourquoi ne votent-ils pas ? Il n’y a aucun sondage pour éclairer l’opinion sur la question. Mais tout le monde en  connaît les raisons.

Et l’on peut déjà anticiper sur l’origine de l’aversion que cultivent les Algériens envers les élections. Beaucoup d’analystes politiques l’affirment : la fraude en est le facteur déterminant. Et c’est la cause essentielle de leur répugnance pour la politique en général et les élections en particulier.

Depuis la première Assemblée pluraliste en 1997, issue elle-même d’un processus électoral très contesté, la fraude a été instituée comme un important et inévitable outil de conservation du pouvoir.

Des urnes, ce n’est forcément pas la volonté populaire, le choix des électeurs qui en sort, mais  indéfiniment le même système avec quelques ravalements de façade opérés avec l’aval d’une clientèle qui change au gré des rendez-vous électoraux. Alors pourquoi voter ? Pour le commun des Algériens, cela ne sert à rien.

C’est inutile. Et aussi bien les tenants du pouvoir que la classe politique n’ont pu les mobiliser, tant l’organisation des élections retombe toujours dans les mêmes travers. Ceux qui fraudent continuent à le faire, ceux qui dénoncent continuent à participer. Et l’Algérie s’enlise chaque jour un peu plus dans une indépassable impasse politique. C’est ce cercle vicieux qui favorise le fort taux d’abstention qui a caractérisé toutes les élections qui ont eu lieu en Algérie.

Quand la fraude fait fuir les algériens des urnes

Les élections législatives qui se dérouleront dans quelques mois échapperont-elles à cette règle ? Rien ne l’indique. Avec toutes les promesses de réformes et des changements politiques faites par le chef de l’Etat dans son discours d’avril 2011, puis lors de son discours de Sétif en 2012, juste avant le scrutin législatif, le taux de participation n’a pu être relevé.

C’est l’un des plus bas de l’histoire des élections depuis l’ouverture démocratique de février 1989. En 2012, les législatives ont eu lieu dans un contexte particulier, en plein crise des régimes despotiques du monde arabe, marquée par la chute du régime de Ben Ali en Tunisie, de Moubarak en Egypte et d’El Gueddafi en Libye.

C’était aussi le début des révoltes en Syrie puis au Yémen avant que ces deux pays ne sombrent dans de sanglantes guerres civiles. Celles qui viendront auront, elles, lieu dans le contexte d’une autre crise due aux échecs répétés des tenants du pouvoir en matière économique et sociale. Ils ont été incapables de mettre sur pied une économie indépendante de la rente pétrolière, créatrice de richesses et de l’emploi, et d’engager le pays résolument sur le chemin de la démocratie. Une somme de problèmes cruciaux ayant fini de produire du désespoir chez les citoyens, dont l’intérêt pour les élections n’a cessé de décroître au fil et au rythme des fraudes. Le blocage des institutions a achevé le reste.

Allez mettre dans la tête de la majorité des Algériens l’idée de l’utilité de voter. En plus de la fraude qui l’a toujours entaché, l’acte électoral n’a plus aucun sens politique ; l’institution parlementaire a été transformée en chambre d’enregistrement et en  caisse de résonance pour ceux qui détiennent le pouvoir ayant toujours voulu un Parlement aux ordres, et des applaudisseurs à leurs politiques. Combien de lois ont pu être sérieusement amendées par les députés ? Combien de propositions de projets de loi ont été l’émanation des «élus de la nation» ? Aucune bien évidemment.

Combien d’enquêtes parlementaires ont été initiées par les députés pour tirer au clair des événements graves ayant eu lieu dans le pays ? Aucune. A quoi pourrait bien servir alors une élection, si l’institution législative qui en sort ne joue pas convenablement son rôle ni contrôle la gestion de l’Exécutif ? Les Algériens l’ont bien compris, les élections législatives ne sont ni plus ni moins une passerelle qui facilite l’accès à la rente.

Cela suffit pour qu’ils n’aillent pas voter. Difficile d’établir, en effet, un pronostic favorable à partir de ce constat, lors des prochaines élections législatives. Aussi bien ceux qui ont pris la décision de participer à cette compétition électorale que ceux qui ont fait le choix de la boycotter le savent. Et mieux que tous. La participation sera, encore une fois, le grand absent du rendez-vous électoral du printemps prochain. Et nul ne peut prétendre à la résolution de la question de l’abstention, cette majorité silencieuse qui, à tort ou à raison, refuse, rejette en bloc le paysage politique algérien tel qu’il se présente ou tel qu’il est, violemment, configuré. L’idée que s’en font les partis politiques, étouffés par un insupportable appareil politico-administratif qui les empêche de mesurer leur audience, leurs forces et leurs faiblesses, et qui ne savent plus à quel saint se vouer.

L’impopularité de l’institution parlementaire réduite au rôle d’une chambre d’enregistrement

Le discours qu’ils développent sur les prochaines élections législatives est tellement fait d’incertitudes et d’approximations, qu’il ne peut être que contre-productif. Et il impactera certainement le taux de participation. Le Front des forces socialistes  participe pour «mobiliser les citoyens et ses militants autour de la reconstruction du consensus national et ne vise pas à gagner des sièges».

D’autres partis qui ont exigé une commission indépendante ont fini par décider de prendre part à un rendez-vous électoral dont ils doutent de la régularité. La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, fait, elle, un pari risqué sur la participation. Le peuple pourrait, selon elle, voter en masse comme il peut aussi boycotter massivement les élections législatives. Elle nourrit de sérieux doutes sur le processus électoral, soulignant dans ses dernières déclarations qu’«à travers des pratiques douteuses, l’administration démontre qu’elle n’a aucune volonté de respecter la souveraineté du peuple et même si cela nous coûterait la cohésion nationale et plongerait le pays dans l’anarchie».

Devant ces discours légitimement alarmistes, qui présentent le prochain rendez-vous électoral comme étant une élection sans aucune garantie de régularité, les Algériens peuvent-ils faire autrement que de douter, eux qui n’y croient déjà plus et manquent de visibilité quant à leur avenir ? Telle qu’elle est amorcée, la participation des partis de l’opposition pourrait bien avoir un effet amplificateur de l’abstention.

Plus ils contesteront l’inefficience de la Haute instance de surveillance des élections, plus ils dénonceront la manière dont sera géré le processus électoral, moins ils convaincront les électeurs d’aller voter. L’on se demande en effet comment pouvoir les mobiliser dans un contexte de crise, d’immobilisme et d’impasse politique ? Ce sera un pari difficile.

L’administration pourrait éventuellement recruter quelques électeurs qui pensent lui être redevables pour avoir eu accès à un logement, un emploi, pourtant un droit, ou ceux qui ont été destinataires de la rente que le pouvoir a servie à profusion pour maintenir la paix sociale et se maintenir.

Qu’est-ce qui aurait empêché le gouvernement d’accéder aux revendications de larges pans de l’opposition qui demandaient la mise en place d’une commission indépendante qui contrôlerait le processus électoral de bout en bout ?

Cela aurait suscité l’adhésion de toute la classe politique, donné du crédit au prochain rendez-vous électoral et boosté la participation. Toute la problématique est dans ce refus qui fait craindre à plus d’un que cette fois-ci encore les intentions de l’administration sont douteuses.

Élections législatives de 2007

Électeurs inscrits :  18 761 084

Électeurs votants :  6 692 891

• Taux de participation :  35,67%

• Suffrages exprimés :  5 727 827

• Bulletins nuls : 965 064

w Élections législatives de 2012

• Electeurs inscrits :  21 645 841

• Electeurs votants :  9 339 026

• Taux de participation :  43,14%

• Suffrages exprimés : 7 634 979

•  Bulletins nuls :  1 704 047

Élection présidentielle du 17 avril 2014

• Inscrits :  22 880 68

•  Abstention :  11 279 694 49,3%

•  Votants :  11 600 984 50,7%

• Nuls :  1 132 136 9,76%

• Exprimés :  10 468 848 90,24%


Said Rabia

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Sport / Tennis
« le: 30 janvier 2017 à 01:16:05 »
 8)
Roger Federer, vainqueur de l'Open d'Australie
 «J'ai continué à me battre et à y croire»

Open d'Australie (H)

Publié le dimanche 29 janvier 2017 à 17:41
 Mis à jour le 29/01/2017 à 19:27

Mené 3-1 dans le cinquième set, Roger Federer n'a jamais cessé de croire en ses chances pour battre Rafael Nadal en finale de l'Open d'Australie, dimanche. Une victoire face à l'un de ses plus grand rivaux qui rend ce 18e titre du Grand Chelem «très spécial».
 «Est-il important de creuser l'écart avec vos poursuivants pour le record des Grands Chelems?
C'est ce qu'il y a de moins important. L'essentiel, c'est le retour, ce grand match contre Rafa. Le fait que ça se passe en Australie, où tant de gens ont compté pour moi comme Peter Carter et Tony Roche (deux de ses anciens entraîneurs), que je puisse le faire à mon âge après cinq ans sans gagner un Grand Chelem, c'est ça qui compte. La dernière chose qui compte, c'est le nombre des trophées.

Comment avez-vous réussi à vous concentrer quand vous avez été mené au cinquième set?
Je me suis dit: "joue librement". J'en avais discuté avec Ivan (Ljubicic) et Séverin (Luthi, ses entraîneurs) avant le match. Il faut jouer la balle et pas l'adversaire. Les audacieux seront récompensés. Je ne voulais pas perdre en faisant juste des coups, en voyant les coups droits de Rafa pleuvoir sur moi. J'ai eu des opportunités au début du cinquième. J'aurais pu partir déçu et accepter ce fait. J'ai continué à me battre et à y croire. C'est ça qui m'a fait jouer mon meilleur tennis à la fin du match, ce qui m'a un peu surpris.
«C'est le plus grand challenge pour moi de jouer contre Rafael Nadal»

Que signifie le fait d'avoir gagné contre Nadal, votre plus grand rival ?
Rafa a eu une place particulière dans ma carrière. Il m'a poussé à être meilleur. Son jeu est compliqué pour moi. C'est le plus grand challenge pour moi de jouer contre lui. C'est donc très spécial de gagner contre lui car je ne l'avais pas battu depuis très longtemps dans une finale de Grand Chelem, depuis 2007. Nous sommes tous les deux sur le retour. Ça aurait été sympa pour nous deux de gagner, mais il n'y a pas de match nul en tennis. C'est brutal parfois. L'ampleur de ce match sera différente. Je ne peux pas comparer celui-ci à aucun autre, sauf peut-être à la finale de Roland-Garros en 2009. J'ai attendu ce tournoi, j'ai essayé, je me suis battu. J'ai essayé encore et j'ai échoué. Finalement, je l'ai fait. Oui, ça y ressemble.

Vous avez de nouveau été critiqué pour avoir pris un temps mort médical après le quatrième set. Pouvez-vous dire pourquoi vous l'avez fait?
J'ai mal à la jambe depuis le match contre Rubin (le 2e). Je suis content d'avoir pu m'en accommoder pendant le tournoi. En demi-finale (contre Wawrinka, il avait fait la même chose), je voulais voir si un massage pouvait m'aider. Ce soir, j'ai eu mal aux adducteurs à partir du troisième set. Je me suis dit que le règlement était là pour être utilisé. Je pense qu'on ne doit pas en abuser. C'est ce que je fais depuis vingt ans. Je suis le dernier à avoir recours aux temps morts médicaux. Me critiquer sur ce point-là, c'est un peu exagéré.»

29.01.2017, 17:45 
Roger Federer: "Ce titre tombe au moment où je m'y attendais le moins"

Tennis - Après sa fabuleuse victoire conquise au bout du suspens contre Rafael Nadal en finale de l'Open d'Australie, Roger Federer peine encore à réaliser. Pour lui, il s'agit de la plus marquante avec celle de Roland Garros en 2009.

"C'est complètement fou ! Je chassais depuis si longtemps ce dix-huitième titre. Et il tombe au moment où je l'attendais le moins..." Roger Federer se pince presque pour être sûr de ne pas rêver.

"J'ai compris que j'avais gagné en regardant mon box après la confirmation par le "hawk eye" que ma balle était bonne, souligne-t-il. J'ai vu ma femme et mes coaches se congratuler. Mais je pensais bien que mon coup droit était resté dans les limites..." En revanche, Roger Federer a tout de suite réalisé la portée de cette victoire. "Elle est la plus marquante avec Roland-Garros 2009. J'ai tant attendu aussi pour gagner à Paris, avoue-t-il. Et gagner cette finale face à Rafael Nadal dix ans après celle de Wimbledon 2007 signifie encore quelque chose de plus. Je l'ai dit lors de la remise des trophées. Rafa méritait aussi de gagner ce match. Mais le tennis est un sport brutal. Il n'y a pas de match nul."
 
Il prend du plaisir

Cette victoire, sans doute la plus belle, est due, bien sûr, à ce tennis d'attaque que le Bâlois a pratiqué sans relâche. "Je joue un tennis qui me plaît, lance-t-il. Vers l'avant. Au filet. Le plaisir que je ressens sur le court est presque aussi important que de gagner des titres. Après mon succès à Wimbledon en 2012, je pensais gagner un dix-huitième titre plus vite. Mais en 2013, j'ai eu mes problèmes au dos. Puis l'an dernier, il y a eu cette opération au genou. Malgré ces épreuves, je suis toujours resté positif. J'ai vu aussi que je n'étais pas très loin d'un nouveau titre. Je perds de peu trois finales contre Novak Djokovic et j'ai même eu une chance de terminer l'année 2015 à la première place mondiale. Cela veut dire que j'étais encore capable de bien jouer au tennis."
https://youtu.be/Hp9JzkMHbF8

"Ce soir, je savais que le début du cinquième set allait être compliqué. Je ne touchais plus vraiment les bonnes zones au service pendant un bon moment. Concéder le break d'entrée n'a pas été vraiment une... surprise, poursuit-il. Tout s'est joué dans les instants qui ont suivi. Je ne voulais pas lâcher et juste espérer que Rafa "craque" un peu au moment de servir pour le match. Si tu n'es pas fort mentalement, c'est ainsi que tu perds un tel match. Non, j'ai plutôt décidé de prendre la balle très tôt en retour. J'y ai toujours cru. Mais c'est étonnant comment le score a pu basculer si vite, de 3-1 pour Rafa à 6-3 en ma faveur. On a fait des échanges incroyables et j'avais toujours en tête l'idée d'aller vers l'avant."
Pas d'antijeu

Face aux remarques acides de Pat Cash sur le temps mort qu'il a pris à la fin du quatrième set - le champion de Wimbledon de 1987 parle de "tricherie légalisée" -, Roger Federer a tenu à se justifier avec une certaine fermeté. "J'avais déjà pris un temps mort jeudi contre Stan Wawrinka. Stan avait demandé en premier à sortir du court. J'ai pensé ensuite qu'un massage pourrait me faire du bien. Je souffre des adducteurs depuis mon deuxième tour contre Noah Rubin, explique-t-il. Ce soir, j'ai eu mal à l'aine au milieu du troisième set. Je me suis dit qu'il y avait une règle et que je pouvais m'en servir. Je pense aussi que nous ne devons pas abuser du système. Je crois avoir montré l'exemple pendant vingt ans. Me critiquer est exagéré. Je suis sans doute le dernier à demander un temps mort."

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Cinéma / Producers Guild of America (PGA)
« le: 30 janvier 2017 à 00:05:48 »
 8)
Le palmarès des Producers Guild of America Awards 2017, catégorie télévision.

Producers Guild of America (PGA)

Publié 29 Janvier 2017

Les gagnants des PGA (Producers Guild of America) awards sont connus depuis la nuit dernière. Une cérémonie
 mettant à l'honneur, aux Etats-Unis, les producteurs. Parmi les nommés et lauréats dans la catégorie télévision:


Mini série ou téléfilm.

• Black Mirror (Saison 3)

• The Night Manager (Saison 1)

• The Night Of

Vainqueur • The People v. O.J. Simpson: American Crime Story (Saison 1)

The Norman Felton Award - Drama:

• Better Call Saul (Saison 2)

• Game of Thrones (Saison 6) *

• House of Cards (Saison 4)

Vainqueur • Stranger Things (Saison 1)

• Westworld (Saison 1)

 
The Danny Thomas Award- Comédie :

Vainqueur • Atlanta (Saison 1)

• black-ish (Saison 2)

• Modern Family (Saison 7)

• Silicon Valley (Saison 3)

• Veep (Saison 5)

 
Programme de non fiction:

• 30 for 30

• 60 Minutes

• Anthony Bourdain Parts Unknown

• Hamilton's America

Vainqueur • Making a Murderer

 
Programme de compétition :

• The Amazing Race (Saisons 27/28)

• American Ninja Warrior (Saisons 7/8)

• Lip Sync Battle (Saisons 1/2)

• Top Chef (Saison 13)

Vainqueur • The Voice

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Au lendemain de l’assassinat d’un collégien à Skikda
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Effrayante banalisation de la violence

le 28.01.17 | 10h00

 Hier encore, et plus de 24 heures après l’assassinat de Kamel B., la cité des Logements évolutifs, perchée à la périphérie sud de la ville de Skikda, contenait mal sa colère.


Cette cité, que les Skikdis appellent communément «Bit ou kouzina» (une pièce-cuisine) ressemble à un immense ghetto. C’est un semblant de bidonville en dur, où les bâtisses s’entrelacent dans une insupportable proximité. Ces lieux viennent en continuité à El Match, l’un des plus grands bidonvilles de Skikda.

Ici, il suffit de tendre l’oreille aux groupes de jeunes et d’enfants, toujours rassemblés devant la demeure de la jeune victime, pour se rendre compte du mal qui ronge leur localité. Même pour exprimer leur compassion, les jeunes amis de Kamel usent d’un vocable à part, dénotant la colère et la violence surtout. «Ils l’ont tué», répètent les jeunes de la cité.

«Ils», ce sont quatre autres jeunes, dont le plus jeune a 16 ans, tandis que le plus âgé en a tout juste 18. Kamel avait 17 ans et se préparait, cette année, à passer son BEM. «Dans la matinée de mercredi, Kamel s’était accroché verbalement avec un jeune.

Ce dernier est alors allé ramener des copains à lui. Ils lui ont tendu un guet-apens vers 13h, au moment où il allait rejoindre le CEM», rapporte un camarade de classe de la victime.

Et après ? «Ils l’ont interpellé. L’un d’eux avait à la main un petit couteau. Ils l’ont d’abord battu, lui infligeant des coups de poing, puis l’un d’eux lui a asséné des coups de couteau à la cuisse. Kamel est alors tombé. Les quatre agresseurs ont aussitôt pris la fuite vers le bidonville d’El Match. Il y avait beaucoup de sang qui coulait de la jambe de Kamel…». Le coup de couteau porté à la victime a atteint l’artère fémorale. Il était mortel et l’hémorragie intense.

L’information circula très vite : «On a tué Kamel…».

Le CEM Heddam, où est inscrite la victime, se transforma illico presto en chaudron. La peur, la colère et la tristesse s’emparèrent des élèves. Ces derniers ne voulaient pas rester cloîtrés dans cet établissement alors qu’ils étaient choqués par la vision horrible de Kamel baignant dans son sang. Cette colère va crescendo et le lendemain, jeudi, la nouvelle de la mort du jeune Kamel attise les tensions.
Des manifestations de colère s’organisent presque fortuitement devant le CEM et devant la demeure de la victime.

Des slogans juvéniles sont lâchés ici et là. Des personnes âgées se joignent à ces jeunes. On demande la tête des agresseurs. On s’en prend à l’établissement scolaire. On dénonce surtout l’insécurité qui caractérise ce lotissement devenu subitement un lieu maudit. «Ici, la zetla, les barbituriques et l’alcool s’écoulent en plein jour. On a tout le temps peur pour nos enfants», témoigne un parent.

Hier encore, le lotissement Bit ou Kouzina était en effervescence. Les groupes d’adolescents se faisaient et se défaisaient sans discontinuer. Les enfants se retrouvent ainsi mêlés au monde morbide de la mort et de la violence.

Chacun y va de son anecdote en souvenir de la victime, mais dans chaque regard, il y avait un vide terrible. Pour revenir aux conditions ayant conduit à la mort de Kamel, on apprendra qu’après son évacuation vers le nouvel hôpital de la ville, tout a été tenté pour le sauver. Malheureusement, l’hémorragie était intense et le frêle corps de la victime s’est vidé de tout son sang.

Le docteurr Bouarroudj, directeur de l’hôpital, a accepté de revenir sur les conditions de la prise en charge : «La victime a rapidement été évacuée au bloc opératoire dès son arrivée vers 15h. Ayant déjà perdu beaucoup de sang, son état était vraiment critique.

On a d’abord été confronté au fait que le groupe sanguin AB de la victime soit assez rare, mais on est parvenu grâce à un incroyable élan de solidarité aussi bien des policiers que du personnel de l’hôpital à collecter 15 poches de sang. Tout a été mis en œuvre pour sauver le jeune Kamel qui fera un premier arrêt cardiaque, puis un second hier matin à 6h, mais malheureusement il a rendu l’âme.»

Les quatre agresseurs, jeunes eux aussi, ont été présentés jeudi devant le juge d’instruction près le tribunal de Skikda, qui a ordonné leur mise en détention préventive pour «homicide volontaire». Le drame d’une jeunesse livrée à elle-même ; une jeunesse qui s’exprime sur les réseaux sociaux avec des mots durs et agressifs.

Il suffit de prendre le temps de consulter quelques pages facebook de cette jeunesse pour comprendre le mal qui ronge toute une génération.

Certains usent de têtes de mort pour s’identifier, d’autres exhibent l’emblème de Daech et certains s’amusent même à se montrer avec un «cachet» de barbituriques à la bouche. Cela ne gêne personne apparemment et toute la société refuse de regarder, laissant ainsi toute une génération se suicider.
 
Khider Ouahab

Pages: [1]
En collaboration avec Dzteamunlocker