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Sujets - BruceLee

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Chaque foyer algérien jette près de 10% des aliments achetés.

C’est ce qu’a déclaré, hier, Boulenouar Hadj Tahar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens, lors d’une conférence-débat sur le thème «Le mois de Ramadhan, entre le gaspillage et mode de consommation». Durant cette période de l’année, ce phénomène prend plus d’ampleur. En présence de Medjber Mohamed, président de la Commission nationale des mandataires, et d’autres représentants des commerçants de détail et de gros, le conférencier a déclaré que les Algériens gaspillent près de 3 millions de baguettes de pain par jour.

Durant ces 30 jours, 90 millions de baguettes seraient jetées, soit près de 900 millions de dinars qui se retrouvent à la poubelle. Cette estimation, nettement plus basse que la réalité, donne tout de même des frissons. Le phénomène du gaspillage alimentaire se fait également sentir chez les commerçants de détail qui, faute de clients, sont contraints de jeter des quantités importantes de fruits et légumes avariés. «L’absence de clients est due au phénomène du surapprovisionnement à la veille du mois sacré. A deux jours du commencement du Ramadhan, l’affluence des clients sur les marchés de gros et de détail était sans précédent.

Aujourd’hui, ils sont ravitaillés pour au moins la première quinzaine du mois de Ramadhan et boudent les étals de fruits et légumes, condamnant les commerçants de détail à la perte certaine, soit en jetant les aliments avariés ou à faire baisser les prix pour pouvoir attirer les acheteurs», explique l’orateur, qui remet en cause la culture de la consommation des Algériens. Il appelle les autorités compétentes à mettre en œuvre un programme de recyclage des produits alimentaires jetés.

Conforté par les propos de Medjber Mohamed, président de la Commission nationale des mandataires, M. Boulenouar annonce que les prix des fruits et légumes connaîtront une baisse sensible à partir de demain. Les fins de saison de récolte sont la cause des hausses des prix constatées ces derniers jours. Les prix revus à la baisse, dès aujourd’hui, resteront stables jusqu’à la fin du Ramadhan.

Cette baisse touchera aussi la viande blanche, contrairement à la viande rouge qui restera stable. Le conférencier a insisté sur le déficit en ces deux aliments très demandés à longueur d’année et spécialement durant cette période de très grande consommation.

Ce déficit est évalué à 300 000 tonnes. Les présents à cette conférence-débat ont également appelé à l’instauration d’une loi définissant les marges bénéficiaires afin d’éviter la spéculation. Dans ce sens, ils pointent du doigt les intervenants dans le commerce extérieur quant à la hausse des prix des produits alimentaires majoritairement importés. Ils appellent aussi à l’encouragement de l’agriculture et de la production des matières premières afin d’avoir réellement un produit 100% algérien et ne pas en faire un slogan creux.

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Depuis quelques jours, le mois de la grande consommation a commencé pour les Algériens. Durant le Ramadhan, puisque c’est de ce mois de piété dont on parle, les Algériens se concentrent plus sur la bouffe que sur autre chose.

Dans un mode de consommation frénétique, voire boulimique, Ramadhan est devenu synonyme de tous les excès. Hormis le pain, qui fait l’objet d’un gaspillage sans pareil, le sucre est l’aliment phare de la consommation durant ces 30 jours de l’année. En plus du sucre de table et des aliments riches en sucres lents, les Algériens se rabattent sur les produits sucrés sous prétexte de récupérer leur énergie dissipée durant les 17 heures de jeûne. Entre les boissons, les flans et les pâtisseries traditionnelles, à savoir kalbelouz et la zlabia, cette consommation excessive de sucre n’est pas sans danger.


L’inquiétude des médecins

En effet, consommer des produits sucrés au quotidien, et encore plus durant le Ramadhan, est, selon les médecins, complètement insensé et très préjudiciable pour la santé. Le professeur Khiati Mustapha, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), dit à ce propos : «Ce boom de consommation durant ce mois n’a aucune nécessité pour avoir de l’énergie, comme on tend à le faire croire. La surconsommation de sucre est une nouvelle habitude qui s’est ancrée dans la culture alimentaire de l’Algérien.»

«Elle a été encouragée par l’amélioration des conditions de vie et surtout un matraquage publicitaire dépourvu souvent d’éthique et orienté spécialement vers les enfants et les jeunes, affirme notre interlocuteur. Nous sommes en train d’assister à la propagation inquiétante de maladies chroniques, telles que le diabète. Nous comptons aujourd’hui plus de 4 millions de diabétiques en Algérie. Cela sans oublier l’obésité qui gagne du terrain, notamment chez les enfants. Les derniers chiffres font ressortir un taux de 18% d’obésité chez cette catégorie. Cela est dû à l’abandon du modèle alimentaire méditerranéen riche en fruits et légumes laissant place à des produits riches en matières grasses et en sucre.»

Le président de la Forem déplore l’absence d’éducation alimentaire et sanitaire. Le manque de campagne de sensibilisation à travers les supports médiatiques, notamment la télévision et dans les écoles, fait que ces générations de jeunes ne savent pas réellement ce qu’ils mangent. «Nous avons fait une analyse du menu hebdomadaire des jeunes enfants et nous avons été surpris par les résultats. 70% des collégiens reçoivent quotidiennement de l’argent de poche pour pouvoir manger dehors, soit parce que les parents sont occupés ou parce que ces enfants préfèrent manger entre amis, y compris les filles.

Le facteur aggravant est que ces jeunes enfants font des économies sur le budget journalier pour pouvoir acheter de la limonade, seulement 10% d’entre eux préfèrent prendre un yaourt ou un fruit. Le menu est en fait riche en gras et en sucre ponctué par la limonade qui contient aussi du sucre», développe le Pr Khiati. Et d’appeler à plus de contrôle pour ces industriels et les sommer d’afficher toutes les composantes de leurs produits et à plus de rigueur judiciaire sur ce plan.

L’inconscience du consommateur

Le président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (Apoce), Mustapha Zebdi, qui partage pleinement l’avis du Pr Khiati, va encore plus loin. Il accuse directement les opérateurs économiques d’avoir orienté le consommateur algérien vers les produits à fort taux de sucre au point de le rendre dépendant. «Ils ont non seulement créé des consommateurs sucro-dépendants, mais ils claironnent que ce sont les traditions alimentaires des Algériens qui les ont poussés à rajouter du sucre dans leurs produits. Ce qui est totalement faux. Selon un industriel, le taux élevé de sucre dans les produits alimentaires est purement commercial», s’emporte notre interlocuteur.

La solution, selon M. Zebdi, est de mettre en place un plan national d’urgence qui commence impérativement par des campagnes de sensibilisation à l’intention du grand public et notamment les enfants et les adolescents. «Nous risquons d’avoir, dans les prochaines années, des générations de malades. Il faudra ensuite viser directement les opérateurs afin de réduire justement le taux de sucre dans leurs produits avec des campagnes spécialement dédiées aux producteurs de boissons.

Ce programme doit aussi obligatoirement inclure des opérations d’encouragement pour les opérateurs qui adhèrent à cette démarche courageuse en leur offrant, à titre d’exemple, des publicités gratuites», ajoute-t-il. Et de proposer que ce programme s’élargisse à d’autres produits dangereux pour la santé, dont le sel.

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Les boissons sont les premiers produits incriminés, lorsque l’on parle de surconsommation de sucre chez les Algériens. Quel est votre avis ?

Incriminer les boissons est complètement injuste, étant donné que l’Algérien consomme du sucre dans plusieurs autres produits qui font partie de son menu quotidien. Ces produits sont plus importants durant le mois sacré. Le pain, la pomme de terre, les sucreries, le chocolat, la pâtisserie regorgent de sucre. S’ajoutent à cette liste des produits industriels qui sont eux aussi à fort taux de sucre, je cite le ketchup à titre d’exemple.

Le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, veut revoir à la baisse le taux de sucre dans les boissons. Adhérez-vous à cette démarche ?

Lors de notre dernière rencontre avec le ministre, nous avons montré notre engagement dans ce dispositif. Mais, comme je l’ai dit, l’Algérien surconsomme du sucre via d’autres produits. Donc s’en prendre seulement aux boissons risque de ne servir à rien. Il faut que ce dispositif de réduction du taux de sucre soit transformé en une stratégie nationale qui touchera l’ensemble des industries agroalimentaires.

Ces industriels devront, à travers cette stratégie, prendre des engagements chacun dans son activité afin de réduire graduellement le taux de sucre dans les aliments.

Ce qui est obligatoire, étant donné que le consommateur algérien est demandeur de sucre et cette diminution progressive vise à l’habituer à en consommer de moins en moins.

Un programme annuel doit être adopté avec un système de monitoring et de contrôle et c’est aux industriels de faire des rapports d’état dans lesquels est mentionné l’avancement réel des engagements tenus dans ce sens. La contribution du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière est aussi indispensable.

Le ministre a laissé entendre que les producteurs de boissons ne respectent pas les normes internationales en matière de sucre. Quelle est votre réponse ?

Il n’existe pas de normes internationales applicables à toutes les boissons. Chaque producteur à sa propre norme qui va avec son produit. C’est une histoire de recette ! Je serais tout à fait d’accord s’il s’agissait de normes d’hygiène sanitaire, mais pas pour sa composition.

Je reviens à la charge et insiste sur la nécessité d’une démarche globale pour réduire le taux de sucre dans tous les produits, action à laquelle nous avons manifesté notre totale adhésion. Pour avancer, nous sommes en cours de préparation d’une étude afin de connaître, par les chiffres, la place qu’occupent les boissons dans l’apport énergétique journalier des Algériens

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Actualité / Un remaniement sur fond de crise
« le: 12 juin 2016 à 12:50:33 »
Après des mois de rumeurs et de spéculations, la Présidence a rendu publique, hier après-midi, la composante du nouveau gouvernement remanié.

Le changement a surtout concerné les ministères économiques. Ainsi, les ministères des Finances, de l’Energie et de l’Agriculture ont changé de titulaires.

Abderrahmane Benkhalfa, qui vient de boucler sa première année à la tête du ministère des Finances, est remplacé par Hadji Baba Ammi, qui occupait jusqu’à hier le poste de ministre délégué chargé du Budget. Abderrahmane Benkhalfa, qui s’est distingué par ses sorties médiatiques souvent controversées, quitte donc le gouvernement au sein duquel il donnait l’impression d’être un intrus. Il s’est rarement astreint à l’obligation de réserve des politiques.

Cependant, cela ne fait pas de lui un trouble-fête puisqu’il a toujours défendu la politique du gouvernement. Mais la volonté des autorités de donner un cachet plus technocrate au gouvernement a donc amené à promouvoir un technocrate comme premier argentier du pays.

Hadji Baba Ammi a fait toutes ses classes au ministère des Finances avant d’intégrer le gouvernement. Saura-t-il faire face à la crise qui se propage ? Stoppera-t-il la dégringolade de la monnaie nationale ?

On le saura plus tard. Mais il est clair que dans le but de juguler la crise, le pouvoir a fait appel à une figure du sérail pour occuper un autre poste important. Jusque-là président-directeur général de Sonelgaz, Noureddine Bouterfa remplace Salah Khebri, nommé ministre de l’Energie en mai 2014.

M. Bouterfa, sur qui pesaient des soupçons de corruption dans l’affaire de l’achat de centrales électriques, est surtout connu pour être un grand défenseur de l’augmentation des prix de l’énergie. Il ne cesse de plaider, depuis plusieurs mois, pour la hausse des prix de l’électricité. Une solution qui semble inévitable en ces temps de disette financière.

Autre secteur qui change de main : l’agriculture. Sid-Ahmed Ferroukhi, qui a essuyé récemment les attaques du secrétaire général du FLN, Amar Saadani, cède sa place à un enfant de la boîte, Abdeslam Chelgham qui occupait, jusque-là, le poste de secrétaire général de ce ministère. Le secteur est en effet appelé à être une alternative à la chute des prix des hydrocarbures.

L’autre symbole de ce remaniement est la mise à l’écart de Amar Ghoul. Le président du TAJ, présent au gouvernement sans interruption depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, quitte le ministère du Tourisme — qui revient à Abdelwahab Nouri qui cède le département des Ressources en eau à Abdelkader Ouali. Quant à Boudjema Talai, il hérite d’un «super» ministère dédié aux Transports et aux Travaux publics.

Autre innovation : le gouvernement est renforcé par un nouveau département. Mouatassem Boudiaf est chargé de l’Economie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers.

Seule «politique» nommée dans ce gouvernement, Ghania Eddalia est chargée des Relations avec le Parlement. Elle remplace Tahar Khaoua, qui fait ainsi les frais de ses déboires avec le groupe parlementaire de son parti, le FLN.

Ce remaniement, ajouté au remplacement du gouverneur de la Banque d’Algérie, est étrangement conforme aux «souhaits» exprimés, il y a quelques semaines, par le secrétaire général du FLN, Amar Saadani. Ce dernier s’était attaqué à certains ministres qu’il a cités nommément, à l’instar de Ferroukhi et Benkhalfa.

Etait-il chargé de lancer l’estocade ? Possible. Une chose est par contre certaine : après la tripartite, le gouvernement est à la recherche d’une solution miracle qui évitera au pays l’impasse. Si ce n’est déjà trop tard !
 

Bouteflika se choisit un «représentant»

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé hier à la nomination de Boualem Bessaieh en qualité de ministre d’Etat, conseiller spécial auprès du président de la République, représentant personnel du chef de l’Etat, a annoncé un communiqué de la présidence de la République.

«Conformément aux dispositions de l’article 92 de la Constitution, Son Excellence, Abdelaziz Bouteflika, président de la République, ministre de la Défense nationale, a pris ce jour un décret présidentiel portant nomination de Boualem Bessaieh, ministre d’Etat, conseiller spécial auprès du président de la République, représentant personnel du chef de l’Etat», a indiqué la même source.

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Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé hier à un remaniement partiel du gouvernement conduit par Abdelmalek Sellal, indique un communiqué de la présidence de la République, dont voici le texte intégral : «Conformément aux dispositions de l’article 93 de la Constitution, et après consultation du Premier ministre, Son Excellence, Monsieur Abdelaziz Bouteflika, président de la République, ministre de la Défense nationale, a pris ce jour un décret présidentiel portant nomination des membres suivants du gouvernement : Baba Ammi Hadji, ministre des Finances ; Bouterfa Nourredine, ministre de l’Energie ;

Nouri Abdelwahab, ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat ; Chelgham Abdeslam, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche ; Talai Boudjema, ministre des Travaux publics et des Transports  Ouali Abdelkader, ministre des Ressources en eau et de l’Environnement ; Mme Eddalia Ghania, ministre des Relations avec le Parlement ; Boudiaf Mouatassem, ministre délégué auprès du ministre des Finances chargé de l’Economie numérique et de la Modernisation des systèmes financiers.»

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L’article 43 du code communal semble devenir un véritable instrument de pouvoir entre les mains des walis en Algérie. Gare aux élus qui ne sont pas en odeur de sainteté avec le chef de l’exécutif de leur wilaya.

Celui qui conteste ses décisions ou n’obéit pas à ses instructions risque de faire les frais de l’article en question à la moindre plainte ou problème avec la justice.

Dans la wilaya de Boumerdès et partout ailleurs, de nombreux présidents d’APC et élus ont été relevés de leurs fonctions par les walis en application de cette disposition qui stipule que «l’élu faisant l’objet de poursuites judiciaires pour crime ou délit en rapport avec les deniers publics… est suspendu par arrêté du wali jusqu’à intervention de la décision définitive de la juridiction compétente». Cet article qui pèse comme une épée de Damoclès sur la tête des élus a ouvert la voie à tous les abus.

De nombreux présidents d’APC, dont ceux de Boumerdès, Souk El Had et trois élus de Khemis El Khechna ont été relevés ces derniers mois de leur poste parfois pour «des faits banals» avant même leur condamnation par la justice. Bien qu’il ait été acquitté en mai dernier par la justice, le président de l’APC de Boumerdès, M. Aït Si Larbi (FFS), n’est toujours pas réhabilité dans son poste.

«L’article en question remet en cause le principe de la présomption d’innocence. Normalement, c’est la justice qui est habilitée à suspendre un élu, pas le wali. Ensuite, il est injuste et inconcevable de le suspendre juste après sa convocation par le juge», soutient le président de l’APC de Timezrite, Amar Berara, avant de dénoncer «la politique du deux poids deux mesures dans l’application de la loi».

Il y a quelques jours, c’est le président de l’APC de Zemmouri (Boumerdès)  M. Laïdi, qui a fait les frais du fameux article, lui qui a été destinataire d’une décision de suspension de la part du wali, Nouria Yamina Zerhouni, pour «une histoire des plus farfelues».

Deux poids deux mesures

M. Laïdi a été poursuivi, puis condamné à un an de prison ferme pour «avoir établi un certificat de résidence non conforme à l’un de ses administrés». Des faits qu’il dit n’avoir jamais commis, précisant que l’affaire remonte à 2010, soit 2 ans avant son élection à la tête de l’Assemblée. «C’est une affaire qui a été montée de toutes pièces. Je suis victime d’une machination parce que j’ai voulu m’attaquer à la mafia du foncier. J’ai ouvert beaucoup de dossiers liés au détournement du foncier au niveau de la forêt Sahel, au bord de la mer. Et j’ai même déposé plainte auprès du procureur  pour récupérer ces biens de l’Etat», a-t-il indiqué.

Pour lui, la décision de sa suspension ne devrait être prise qu’après l’épuisement des voies de recours devant la justice. «J’ai été condamné par le tribunal de première instance. J’ai introduit un recours auprès du procureur. J’ai perdu la bataille, pas la guerre», ajoute-t-il. Selon nos sources, au moins une trentaine d’élus dont 13 présidents d’APC ont été relevés de leur poste dans la wilaya de Boumerdès depuis la promulgation du nouveau code communal en 2012 ; la plupart ont été acquittés par la justice, mais jamais réhabilités dans leur poste. Il est vrai que certains ont brillé par une gestion catastrophique des deniers publics, mais leur suspension devrait, selon les juristes, être du ressort de la justice.

L’article 43 est devenu une arme que les walis utilisent contre celui qu’ils veulent et quand ils le veulent. C’est ainsi qu’on trouve des maires qui sont toujours en poste malgré leur condamnation à des peines de prison, alors que d’autres ont été relevés juste après leur convocation par le juge. «Auparavant, le président d’APC pouvait être révoqué suite à un retrait de confiance des 2/3 de l’Assemblée. Aujourd’hui, il n’est redevable que devant le wali. L’essentiel pour lui c’est d’avoir la confiance et la bénédiction de ce dernier», explique le maire de Timezrite. 

Selon Me Affif Chaouch : «Les pouvoirs du wali doivent être balisés»

Les walis jouissent de pouvoirs exorbitants. Non seulement ils exercent un contrôle sur les communes, mais tout ce qui est fait par les assemblées locales est soumis à leur approbation», souligne Me Affif Chaouch Abdenacer, avocat agréé à la cour de Boumerdès, la Cour suprême et au Conseil d’Etat.

«Dans un pays qui se respecte, la décision de suspension d’un président d’APC doit être soumise à la justice. Le pouvoir du wali doit être balisé et soumis à des conditions pour éviter les abus», ajoute-t-il. Selon lui, «le président d’APC est devenu un simple agent exécutif du wali», rappelant que «tout ce qui est fait par les assemblées est soumis à l’avis du chef de daïra et du wali.» «En théorie, la commune est une collectivité territoriale dotée d’une personnalité morale.

C’est une entité complète qui jouit de toutes les prérogatives et elle a des obligations. Donc, il est anormal qu’elle soit soumise à une tutelle». «Cela ne veut pas dire que c’est un Etat dans l’Etat. La commune est soumise à des mécanismes de contrôle administratif, politique, financier, etc. Cependant, ce contrôle ne veut pas dire tutelle.

Or, en Algérie la pratique du contrôle a dérivé vers une forme de tutelle. Aujourd’hui, c’est le chef de daïra et le wali qui gèrent à la place des présidents d’APC. Une mesure qui est consacrée même dans le code communal».

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Les résultats ont été annoncés vendredi soir sur le site électronique de l’Office national  des examens et concours (ONEC), a déclaré le ministère de l’Education nationale.


Pour l’Association nationale des parents d’élèves, le taux de réussite se situe «dans la normale», sachant que la deuxième session qui permettait aux recalés de bénéficier d’une deuxième chance a été supprimée, explique Khaled Ahmed, président de cette association. Les résultats de cet examen qui est une évaluation des trois matières essentielles ont révélé «un niveau très faible dans les deux matières essentielles, les mathématiques et le français».

Même si le taux des élèves qui passeront au cycle moyen sera plus élevé, puisque les moyennes annuelles des matières secondaires seront prises en compte, les spécialistes et les responsables du secteur doivent être interpellés sur la baisse du niveau dans ces matières essentielles pour en traiter les causes.

Pour l’association des parents d’élèves, le manque d’enseignants dans certaines régions du pays et les dysfonctionnements relevés dans la méthode de l’enseignement du français expliquent les résultats «catastrophiques» dans cette matière.

Pour les mathématiques, l’association pointe du doigt les incidences de la non-spécialisation des enseignants du primaire. «La plupart des enseignants du primaire ne sont pas issus des écoles normales, mais plutôt des filières littéraires», souligne Khaled Ahmed, qui appelle à l’introduction de professeurs de mathématiques spécialisés dès la 4e année primaire, et ce, afin de remédier à ce problème qui pénalise les élèves durant leurs cursus moyen et secondaire.
 

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Actualité / Examen de 5e : 92,91% de lauréats à Tizi Ouzou
« le: 12 juin 2016 à 12:45:24 »
La wilaya de Tizi Ouzou rafle encore une fois la première place au niveau national dans l’examen de 5e avec un taux de réussite de 92,91%, avons-nous appris auprès de la direction de l’éducation locale.

Alors que le taux national est en recul de 2 points, la wilaya de Tizi Ouzou enregistre une légère hausse par rapport à l’année dernière où elle avait obtenu  92,39% de réussite dans cet examen sanctionnant le premier palier de l’éducation. Le taux enregistré cette année représente 14 238 élèves sur un total de 15 324 ayant passé l’examen cette année, 36 élèves au niveau de la wilaya ont réussi un sans-faute et raflé la note globale de 10/10, apprend-on de même source.

Le nombre d’établissements scolaires où un taux de 100% de réussite a été atteint s’élève à 281. Par ailleurs, avec le rachat et le calcul de la moyenne annuelle des élèves, le taux de réussite dans la wilaya est de 96,72% avec 584 élèves rachetés, portant le nombre total des nouveaux élèves au CEM à 14 822. Il est à noter que cette année, 15 374 élèves étaient inscrits et que le nombre d’absents à cet examen de fin de cycle primaire est de 50, selon la direction de l’éducation de Tizi Ouzou.

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Le contrat entre l’opérateur algérien Mobilis et son partenaire français Orange, signé en novembre 2015, va devenir obsolète dès le mois de juillet prochain.


L’accord permettait, jusqu’en mai dernier, aux abonnés de l’opérateur français de téléphoner gratuitement à leurs homologues de Mobilis. Signé en décembre 2015, le pacte a déjà séduit plus de 50 000 abonnés. Un succès qui a permis à Orange de réduire le volume horaire de cette offre à seulement 10 heures par jour.

Ce contrat, qui n’offre visiblement aucun avantage aux abonnés Mobilis, est une des raisons ayant poussé la ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication à limoger le PDG de Mobilis, Saad Dama. «Ce qui est dommage, c’est qu’en aucun cas il n’a négocié des communications gratuites pour le client algérien, alors que le groupe français a obtenu une gratuité totale des appels vers l’Algérie», avait regretté Imane-Houda Feraoun en mai dernier, devant les députés de l’Assemblée populaire nationale. «J’ai des données chiffrées que je communiquerai prochainement à la commission des finances de l’APN», a-t-elle promis. Depuis, la ministre n’a rien communiqué.

Le limogeage de Saad Dama avait suscité des interrogations, surtout que l’homme fait partie du cercle restreint des dirigeants de sociétés publiques qui bénéficient d’une bonne couverture médiatique. Le responsable s’est même laissé aller à des annonces parfois surprenantes. Ce fut le cas d’un supposé accord qui devait être signé avec le club de football Real Madrid, cependant la célèbre équipe espagnole ne s’est jamais déplacée en Algérie. Mais cette fois, Mme Feraoun a vite fait d’insinuer que la décision était liée à l’accord que Saad Dama a signé avec l’opérateur français.

Les deux autres opérateurs algériens, Ooredoo et Djezzy, ont signé des accords avec le français Orange. Ce dernier ne bénéficie d’aucun avantage particulier, contrairement à l’accord passé avec l’opérateur historique.
Selon différentes sources, Saad Dama n’a pas signé cet accord seul. Il avait obtenu, au préalable, le quitus de sa tutelle, à savoir Algérie Télécom, même si le statut de l’entreprise ne l’oblige pas à une telle initiative.

Mais ce «n’est qu’un prétexte au limogeage de Dama», indique un connaisseur du secteur qui pense que le renvoi du PDG de Mobilis répond avant tout à des objectifs politiques. Une chose est certaine : le secteur public des télécoms, qui connaît une instabilité managériale inédite, n’a pas livré tous ses secrets. Preuve en  est qu’au sein de Mobilis, les responsables de la communication, que nous avons contactés, n’ont donné aucune explication.

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Le bureau national du Rassemblement national démocratique (RND) a, selon l’APS, appelé hier à des sanctions des «plus fermes» contre les auteurs de la fuites des sujets lors des épreuves du baccalauréat 2016.

Dans un communiqué rendu public à l’issue de la première réunion du bureau national après son élection par le conseil national, le RND, qui a salué «les mesures prises par les pouvoirs publics pour organiser de nouvelles épreuves de cet examen pour celles qui ont été l’objet d’une fraude criminelle», appelle à des sanctions «fermes». Lors de cette réunion, le bureau national du RND s’est félicité de l’adoption par le Conseil des ministres des premières lois relatives à la mise en œuvre de l’importante révision constitutionnelle initiée par le président Bouteflika, invitant à l’occasion ses «parlementaires à soutenir ces projets de loi».

Présidée par le secrétaire général, Ahmed Ouyahia, cette instance du parti qui a examiné la situation au niveau national, s’est félicitée également du succès de la réunion de la tripartite, convaincue que le dialogue entre les partenaires sera d’un apport précieux pour l’accélération de la dynamique des réformes économiques que requièrent la conjoncture et la promotion d’une économie diversifiée.

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Le Parlement algérien est accusé d’évasion fiscale. Le manque à gagner pour le fisc dépasse 15 milliards de dinars par mandat de cinq ans. Cette situation de "fraude" perdure depuis 1997.


Le Parlement, avec ses deux chambres (APN et Conseil de la nation), ne s’acquitte pas de ses obligations vis-à-vis du fisc, a affirmé Lakhdar Benkhallef, président du groupe parlementaire du Front pour la justice et le développement (Adala), dans une lettre adressée au président de l’APN. 

Il a expliqué que les primes et les indemnités dont bénéficient les députés et les sénateurs ne sont pas soumises à l’IRG (impôt sur le revenu global). Il s’agit de la prime des frais divers (45 000 da), la prime de l’hébergement (750 000 da), la prime du véhicule (8000 da)  et la prime de téléphone ( 5000 da pour les députés et 10 000 da pour les vices présidents ). 

Selon Benkhallef, chaque député devait verser plus de 43 000 da par mois, à titre d’impôts sur les primes précitées. Pour l’ensemble des députés et des membres du Conseil de la nation, le montant non recouvré représente pas moins de 15,65 milliards de dinars, pour un mandat de cinq ans.

Le président du groupe parlementaire de "Adala" a exprimé la disponibilité des députés de son parti à s’acquitter de sa dette fiscale.   

Lakhder Benkhallef a rappelé avoir adressé une lettre similaire au président de l’APN en 2013, mais il n’a jamais reçu de réponse.


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La dépouille d’une Algérienne, victime d’une crise cardiaque la semaine dernière à Calgary, en Alberta (Canada), n’a pas pu être embarquée mercredi dernier dans l’avion d’Air Canada qui devait la transporter vers Montréal, puis vers Alger, et ce, en raison du refus d’Air Algérie de participer à cette opération.

La compagnie nationale n’a répondu à aucun des e-mails, fax et appels téléphoniques pour coordonner l’action. C’est l’explication donnée par le salon funéraire Heritage Funeral Services, chargé par le mari de la défunte et des membres de la communauté algérienne de Calgary de procéder au rapatriement du corps.

Contactée aussi par des amis de la famille, la représentation à Montréal d’Air Algérie a été intransigeante et les a renvoyés vers son transitaire en refusant de porter aide ou assistance pour permettre le rapatriement. Une source d’Air Algérie Montréal a balayé d’un revers de la main ces accusations. «Nous ne  traitons jamais directement les opérations de rapatriement de corps. Cela se passe entre les salons funéraires et notre transitaire», a expliqué cette source, qui était au courant de l’affaire. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui reprochent à la compagnie nationale cette approche qui consiste à expliquer la situation sans montrer une quelconque disponibilité à faire avancer les choses.

Au moment où nous mettons sous presse, le transitaire d’Air Algérie, Cargolution, n’avait toujours pas répondu aux questions d’ El Watan.
L’erreur du salon funéraire de Calgary a été d’avoir choisi d’envoyer la dépouille sur un vol Air Canada, ignorant qu’il n’y avait pas d’entente entre cette compagnie et Air Algérie.

Le mari et ses deux enfants en bas âge se sont envolés mercredi vers Alger sans leur mère décédée, avec les billets achetés pour passer le Ramadhan en Algérie. Le mari n’avait pas le choix, sinon il aurait perdu ses titres de transport. La solidarité de la communauté l’ayant grandement apaisé.

Entre-temps, les membres de la communauté ont rompu avec le salon funéraire albertain qui a été défaillant et ont chargé un autre de Montréal, Magnus Poirier. La dépouille de la défunte a finalement quitté Calgary pour Montréal sur un vol Wesjet. Elle devrait arriver à Alger aujourd’hui sur un vol d’Air Algérie pour enfin rejoindre sa dernière demeure.

A rappeler qu’Air Algérie Canada est toujours sans directeur depuis janvier 2015, date de la mise à la retraite de son ancien directeur suite à sa condamnation par la justice canadienne pour «agression sexuelle». Cependant, il a fait appel.

La défunte algérienne, âgée de 35 ans, faisait partie avec sa famille des gens évacués de la ville de Fort McMurray en raison des feux de forêt qui ont ravagé cette région de l’Ouest canadien.

Elle a succombé à une crise cardiaque dans sa résidence à Calgary ; ses deux enfants de 4 et 6 ans étaient près d’elle, ignorant ce qui arrivait à leur maman. Le père de famille était absent, car ayant regagné, deux jours plus tôt, son poste de travail dans la région sinistrée, où est produit le pétrole extrait des sables bitumineux.

Selon des membres de la Calgary Algerian Society, une association d’Algériens de Calgary, la famille vivait depuis son évacuation dans une résidence universitaire et les enfants étaient inscrits provisoirement dans une nouvelle école. Le chauffeur de taxi, fourni par le programme d’aide aux sinistrés, s’est présenté le matin, comme à son habitude, à la résidence pour emmener les enfants à l’école. Mais comme personne ne répondait, il a contacté le mari qui lui-même a dû appeler des amis. Ces derniers ont pu accéder à la résidence et ont fait la malheureuse découverte.

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Actualité / L’armée capture 3 autres terroristes à Médéa
« le: 11 juin 2016 à 20:36:56 »
Les forces de l’armée ont capturé, aujourd’hui samedi, 3 terroristes dans la zone de Rouakeche, près de la commune de Baâta (Médéa), a annoncé le ministère de la Défense nationale (MDN).

Les éléments de l’ANP ont récupéré, en outre, des armes, des munitions et des bombes artisanales.
 
Le bilan de l’opération de ratissage, menée par l’armée ces derniers jours dans la région de Médéa, s’élève ainsi à 4 terroristes tués et 4 autres arrêtés, selon le MDN

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La présidence de la République a annoncé, aujourd’hui samedi, un remaniement partiel du gouvernement Sellal. Le changement le plus marquant a trait au départ de Amar Ghoul, désormais ex-ministre du Tourisme. Voici la liste des nouvelles nominations.

M. Baba Ammi Hadji, ministre des Finances.
 
M. Bouterfa Nourredine, ministre de l'Energie.
 
M. Nouri Abdelwahab, ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat.
 
M. Chelgham Abdesslam, ministre de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche.
 
M. Talai Boudjema, ministre des Travaux publics et des Transports.
 
M. Ouali Abdelkader, ministre des Ressources en eaux et de l'Environnement.
 
Mme Eddalia Ghania, ministre des Relations avec le Parlement.
 
M. Boudiaf Mouatassem, ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé de l'économie numérique et de la modernisation des systèmes financiers".

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Après d’incroyables tergiversations et d’interminables polémiques sur la question de souveraineté, le pouvoir d’Alger a fini par remettre aux autorités françaises les prélèvements réclamés.


Une juge française a emporté des prélèvements effectués sur les têtes des moines trappistes de Tibhirine assassinés le 21 mai 1996. L’Agence France presse (AFP), qui a donné hier l’information, cite une source judiciaire et l’avocat des familles.

Ces prélèvements avaient été effectués en automne 2014 lors de la deuxième visite en Algérie du juge Marc Trévidic, seulement les autorités algériennes avaient refusé, au départ, qu’ils soient transférés en France en avançant l’argument que l’Algérie avait, elle aussi, les compétences nécessaires pour les analyser. Presque deux ans après l’exhumation des têtes des moines assassinés, les autorités accèdent à la demande de la justice française.

Après un voyage en Algérie cette semaine, la juge d’instruction Nathalie Poux a pu rapporter «les scellés dont les experts avaient besoin pour mener leur mission», a expliqué à l’AFP la source judiciaire.

Ces prélèvements peuvent éclairer l’enquête sur les circonstances de l’exécution des moines et la date de leur mort. La même source indique aussi que les juges français ont, de leur côté, remis à leurs homologues algériens des prélèvements génétiques effectués sur des membres des familles des moines pour les besoins de l’enquête menée en Algérie.

Les sept moines de l’ordre cistercien de la stricte observance avaient été enlevés, dans la nuit du 26 au 27 mars 1996, de leur monastère Notre-Dame de l’Atlas, sur les hauteurs de Médéa. Leur assassinat avait été revendiqué environ deux mois plus tard par un communiqué du Groupe islamique algérien (GIA).

Seules leurs têtes avaient été retrouvées sur une route. La justice française et les familles des moines avaient émis des doutes sur la version officielle du crime terroriste ; la thèse d’une bavure de l’armée algérienne a été soutenue par certains. D’autres sont même allés jusqu’à conclure à une implication possible des Services secrets militaires algériens.

«C’est une avancée importante que nous attendons depuis un an et demi et qui lève l’un des obstacles à la recherche de la vérité et de la justice», a déclaré à l’AFP l’avocat des familles des religieux, Patrick Baudouin.

Selon l’avocat cité par l’agence française, «il faut rester prudents, mais les experts pensent que la conservation des prélèvements a été correcte et que les échantillons sont exploitables». Cet avocat — qui est l’un des animateurs des cercles qui se demandaient «qui tue qui ?» en Algérie — voyait dans l’attitude des autorités algériennes une volonté de cacher la vérité.

«On ne peut pas ne pas conclure de ce refus obstiné que les Algériens ont des choses à cacher et que, dans cette affaire, leur version constamment assénée, officielle, selon laquelle ce sont les islamistes du GIA qui ont enlevé, séquestré et assassiné les moines, n’est plus crédible», avait-il soutenu.

Et même que «l’on peut dire (je ne l’ai pas dit jusqu’à présent) que ce refus obstiné des autorités algériennes de coopérer est un aveu de reconnaissance de responsabilité dans la disparition des moines !» Ceux qui ont toujours douté que les moines ont été assassinés par le GIA se sont constamment appuyés sur une version du général François Buchwalter, attaché de défense à l’ambassade de France à Alger entre 1995 et 1998.

Cet ancien officier de la Direction générale de la surveillance extérieure (DGSE, le contre-espionnage français) faisait en réalité état de confidences d’un Algérien dont le frère était officier de l’ANP qui lui aurait rapporté que des militaires algériens auraient tiré, à partir d’hélicoptères, sur un bivouac qu’ils découvriront par la suite être celui des moines.

Mais la thèse s’est avérée invraisemblable et très peu crédible, de l’avis même de l’ancien juge Marc Trévidic, chargé de l’enquête, qui l’a remise en cause après les premiers constats fait après l’exhumation des têtes des moines en 2014. Même Patrick Baudouin avait reconsidéré ses «vérités» en soutenant que selon les premiers résultats, la version de Buchwalter est «fragilisée».

Des aveux d’anciens chefs terroristes ont totalement dissipé les doutes sur l’identité des assassins des moines de Tibhrine. Abou Mohamed, un émir du GIA dont le témoignage a été rapporté dans un film documentaire et repris par le magazine français Marianne, affirme : «Quand Djamel Zitouni (ancien chef du GIA) a pris la décision de se débarrasser des moines. Il n’était pas facile de prendre leur corps en entier, alors ils les ont décapités.» «Ils ont enterré les corps dans les montagnes de Bougara.

Et moi, j’ai emmené les têtes dans une voiture pour les jeter sur la route.» Mais au-delà de cette polémique qui a alimenté les débats politiques ici et en France, la question qui se pose est de savoir pourquoi l’Algérie a mis tout ce temps pour accéder à la demande de la justice française.

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En collaboration avec Dzteamunlocker